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É.-U.: la Chambre des représentants pourrait poursuivre Barack Obama

25/06/2014 03:25 EDT | Actualisé 25/08/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Le président de la Chambre des représentants des États-Unis a annoncé mercredi que l'assemblée législative — sous contrôle républicain — allait intenter une poursuite contre le président Barack Obama pour ne pas avoir fait entrer en vigueur des lois adoptées par le Congrès.

John Boehner n'a pas donné de détails sur les accusations qui seraient portées dans le cadre de cette poursuite, bien que les républicains accusent depuis longtemps M. Obama de choisir sciemment de faire appliquer la réforme de l'assurance-maladie et d'agir de même avec le projet de réforme de l'immigration.

En réponse, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest a accusé les républicains du Congrès d'obstruction, et a affirmé qu'ils n'avaient offert au président que peu d'options, à l'exception d'une utilisation accrue de sa capacité de gouverner par décrets exécutifs.

Selon lui, le fait que les républicains envisagent une «poursuite financée par les contribuables contre le président des États-Unis pour avoir fait son travail» est le genre de geste «que la majorité des Américains n'appuieront pas».

La poursuite serait déposée au nom de la Chambre, et sa seule existence déclencherait sans doute un affrontement partisan. Trois républicains et deux démocrates forment un comité bipartisan responsable de gérer les questions juridiques de la Chambre. Ce groupe doit se réunir pour approuver le dépôt d'une poursuite au nom de la Chambre, et un vote selon les lignes de parti est plus que probable.

M. Boehner a d'ailleurs vivement écarté une question d'un journaliste qui voulait savoir si une procédure de destitution pourrait découler de cette poursuite. Pour lui, «il n'est pas question de destitution», mais plutôt de l'«application juste des lois de notre pays».

Il a par ailleurs tourné le dos à la suggestion voulant que la poursuite soit conçue pour donner aux électeurs républicains traditionnels une raison de se rendre aux urnes en novembre, lorsque le contrôle du Congrès sera en jeu.

«Il s'agit de défendre l'institution que nous représentons, a-t-il déclaré. Ce que nous avons vu, au cours des cinq dernières années, est une tentative de réduire la capacité d'action du pouvoir législatif.»

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