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Wimbledon: Nadal renoue avec la victoire dans un tournoi pacifié

24/06/2014 02:12 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT
CARL COURT via Getty Images
Spain's Rafael Nadal celebrates beating Slovakia's Martin Klizan during their men's singles first round match on day two of the 2014 Wimbledon Championships at The All England Tennis Club in Wimbledon, southwest London, on June 24, 2014. Nadal won 4-6, 6-3, 6-3, 6-3. AFP PHOTO / CARL COURT - RESTRICTED TO EDITORIAL USE (Photo credit should read CARL COURT/AFP/Getty Images)

Rafael Nadal a renoué avec la victoire mardi à Wimbledon où le début de quinzaine des favoris aura été aussi tranquille qu'il n'avait été anarchique l'an dernier.

Aucun faux-pas du Top 20 chez les hommes, aucune victime de marque chez les femmes, si ce n'est Jelena Jankovic, septième joueuse mondiale: généralement riche en surprises, carrément dingue l'an passé, le tournoi a commencé cette fois dans le calme.

Rapidement éliminés l'an dernier, ils étaient plusieurs à profiter de l'accalmie mardi comme Roger Federer, Maria Sharapova et donc Nadal, symbole d'un retour au moins provisoire à la logique.

Même imparfaite, la victoire 4-6, 6-3, 6-3, 6-3 sur Martin Klizan, la 700e de sa carrière, suffisait largement au bonheur du N.1 mondial qui l'a accueillie les bras levés, poings serrés.

"C'est très positif car ça faisait trois ans que je n'ai pas gagné ici. Tout n'a pas été parfait mais pour ça il faut d'abord gagner des matches", a commenté l'Espagnol visiblement soulagé.

Pas de demi-mesure

Certes, il n'a pas toujours cadré ses frappes et a perdu un set.

Mais Klizan, un gaucher talentueux, lui avait déjà chipé le premier set lors de leur seule précédente rencontre et c'était à Roland-Garros, dans le bac à sable préféré du Majorquin.

Ce n'est donc pas forcément un drame que cela arrive aussi à Wimbledon où Nadal a gagné deux fois et joué trois autres finales, mais aussi connu quelques désillusions sévères.

A s'y pencher de plus près, on se rend compte qu'en fait, à Londres, Nadal ne fait jamais dans la demi-mesure. Ses parcours sont soit très courts, soit très longs. En difficulté en début de tournoi, il devient quasi inarrêtable une fois les trois premiers tours passés.

Cela s'explique d'abord par une période d'adaptation d'autant plus nécessaire qu'il est toujours (sauf en 2009) le dernier à quitter Roland-Garros. Avec la Coupe et une fatigue prononcée.

Mais aussi parce que l'herbe intacte du début de tournoi favorise les rebonds fuyants et l'oblige à fléchir au maximum ses genoux. Au fur et à mesure que le tournoi avance, le gazon se transforme en un champ de terre et de poussière qui lui convient bien mieux.

"Au début, les courts sont plus glissants, c'est plus difficile de bouger. Il me faut d'abord apprivoiser les mouvements, le rythme, la balle, tout", a-t-il dit avant de poursuivre jeudi face à Lukas Rosol, qui l'avait battu au même stade il y a deux ans.

Federer expéditif

Roger Federer restait, lui aussi, sur une désillusion énorme à Londres où il s'était incliné dès le deuxième tour l'année dernière contre l'Ukrainien Serguey Stakhovsky, sa défaite la plus précoce en Grand Chelem depuis 2003.

Il était cependant difficile d'imaginer que l'Italien Paolo Lorenzi allait réussir un exploit identique.

Sosie de l'acteur Steve Buscemi, l'Italien, 83e mondial, n'a encore jamais gagné un match en Grand Chelem et a surtout amusé le public par sa dégaine assez improbable.

Pour le reste, Federer, sur la lancée de sa victoire à Halle, a déroulé (6-1, 6-1, 6-3) pour remporter sa 68e victoire à Wimbledon et donner rendez-vous au serveur luxembourgeois Gilles Müller.

"J'ai fait un bon match. L'herbe est encore très verte et glissante. Je suis motivé et inspiré, là pour gagner le tournoi encore", a souligné le Suisse en quête d'un huitième sacre à Londres.

Son compatriote Stanislas Wawrinka, qui n'avait plus gagné depuis 2011 à Wimbledon, n'a rencontré aucune difficulté non plus pour dominer le Portugais Joao Sousa 6-3, 6-4, 6-3.

Idem pour Serena Williams et Maria Sharapova, battue comme Federer au deuxième tour en 2013 mais sans pitié (6-1, 6-0) avec la Britannique Samantha Murray, 247e mondiale.

Invitée par les organisateurs, Samantha, qui travaillait certaines années au centre d'accréditation de Wimbledon, ne présente aucun lien de parenté avec Andy, le tenant du titre chez les messieurs, même si son oncle Andrew aime se promener avec un t-shirt signé "Je suis Andy Murray".

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