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Steven Blaney se dit rassuré par l'arrestation des trois évadés de Québec

24/06/2014 02:35 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

SAINT-LAZARE-DE-BELLECHASSE, Qc - Deux semaines après une spectaculaire évasion par hélicoptère dans une prison sous juridiction québécoise, le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, a souligné l'importance, pour les autorités, d'être à l'affût pour déjouer ces tentatives de criminels.

En marge d'une visite du premier ministre Stephen Harper au Québec, mardi, M. Blaney s'est montré rassuré par l'arrestation des trois hommes à Montréal en fin de semaine. Il a félicité son homologue québécoise, Lise Thériault, en se limitant à commenter le succès des opérations policières qui ont mis fin à la cavale des fuyards.

«Évidemment, on est très soulagés et satisfaits du résultat, a-t-il dit. Je l'ai félicitée pour la capture des trois détenus (...) Je trouve qu'elle a fait un excellent travail avec toutes les forces policières québécoises.»

Le ministre fédéral s'est abstenu de commenter la gestion de Mme Thériault, qui s'est retrouvée dans l'embarras avec ce dossier, en rappelant qu'elle a mandaté une enquête administrative pour faire la lumière. Offrant la collaboration d'Ottawa, M. Blaney a rappelé l'importance pour les forces policières et les établissements de détention de demeurer à l'affût pour empêcher les évasions.

«Les techniques des criminels se raffinent, et c'est le jeu du chat et de la souris, a-t-il dit aux journalistes. Les services policiers et les services correctionnels doivent constamment s'adapter à de nouvelles mesures mises en place par les criminels pour déjouer le système. Il faut toujours être un coup en avant, et je peux vous assurer qu'on va collaborer avec le gouvernement québécois pour faire en sorte que nos établissements soient sécuritaires.»

Yves Denis, 35 ans, Denis Lefebvre, 53 ans, et Serge Pomerleau, 49 ans, étaient au palais de justice, lundi, pour la suite de leur procès pour trafic de drogue, après leur évasion héliportée du Centre de détention de Québec, le 7 juin.

Cette évasion a plongé la ministre de la Sécurité publique dans l'embarras. Lise Thériault a multiplié les déclarations contradictoires; quatre jours après l'évasion, elle a finalement mandaté une enquête interne, et affirmé ensuite que des fonctionnaires lui avaient menti.

Durant cette période, Mme Thériault a obtenu la collaboration des autorités fédérales pour instaurer des zones d'interdiction aérienne au-dessus de certains établissements de détention gérés par son ministère.

En mars 2013, à Saint-Jérôme, deux hommes avaient forcé un pilote d'hélicoptère, à la pointe du fusil, à diriger son appareil au-dessus de la cour d'une prison, où deux prisonniers avaient escaladé une échelle de corde. Mme Thériault a accusé le précédent gouvernement péquiste de laxisme à la suite de cet incident.

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