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Mondial-2014 - Les Bleus ont rendez-vous avec la légende

24/06/2014 08:32 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

Irrésistible depuis le début du Mondial, la France a un dernier petit effort à fournir mercredi (17HOO locales, 20H00 GMT, 22H00 françaises) dans le mythique Maracana de Rio de de Janeiro contre l'Equateur afin de valider son billet pour les 8e de finale et décrocher la 1re place du groupe E.

Un résultat nul ou une victoire contre l'Equateur devrait lui permettre de se prémunir d'un éventuel duel face à l'Argentine de Messi.

Avec 2 succès en 2 rencontres, 8 buts inscrits et seulement deux encaissés, les Bleus n'ont théoriquement pas grand-chose à craindre et il faudrait une catastrophe monumentale pour qu'ils échouent aux portes du Top 16.

Didier Deschamps ne fait qu'exhorter ses joueurs à "ne pas s'enflammer" alors que leurs prestations en ont fait des terreurs du tournoi, voire des favoris en puissance. Mais le danger mathématique est tellement minime qu'ils peuvent aborder tranquillement cet ultime rendez-vous du 1er tour avant de basculer dans l'inconnue des matches à élimination directe.

L'objectif est surtout de maintenir l'élan des premiers jours passés au Brésil et de se montrer digne du légendaire Maracana, la perspective de le retrouver le 13 juillet pour la finale étant un rêve que personne n'ose encore envisager à voix haute malgré les louanges qui s'abattent de tous côtés sur cette équipe.

Dans cette enceinte chargée d'histoire où il y a 37 ans la bande à Platini avait signé son acte fondateur en tenant tête à la Seleçao brésilienne (2-2) de Rivelino, la France doit se montrer à la hauteur de l'événement et de son nouveau statut.

- Une défense remaniée -

Traditionnellement, les 3e rencontres d'un premier tour sont toujours l'occasion de faire participer les suppléants à la fête. Celui-ci ne dérogera pas à la règle même si, sur le papier, rien n'est encore joué.

Deschamps est soumis à plusieurs contraintes. Outre la suspension de Yohan Cabaye, qui l'obligera à changer de "sentinelle" devant la défense, il doit gérer les menaces qui pèsent sur Patrice Evra et Paul Pogba, déjà avertis.

Le sélectionneur est également tributaire de l'état de santé de Raphaël Varane, victime d'une gastro-entérite dimanche, et du physique de Mamadou Sakho, blessé à une cuisse (petite élongation) contre la Suisse (5-2), vendredi. Ce qui devrait le pousser à modifier, au moins en partie, sa charnière centrale.

Le joueur du Real Madrid a de fortes chances de passer son tour pour revenir en forme optimale pour les 8e de finale, ce qui ouvre la voie à une titularisation de Laurent Koscielny, l'une des principales victimes du naufrage des Tricolores au barrage aller en Ukraine (2-0, le 15 novembre). Devenu N.3 dans la hiérarchie des défenseurs centraux, le Gunner a l'occasion de se racheter.

Pour Sakho, le flou persiste. Deschamps a beau avoir déclaré samedi que l'ancien Parisien serait "peut-être juste" pour affronter l'Equateur, ce dernier semble avoir récupéré puisqu'il a repris normalement l'entraînement lundi à huis clos.

Autre inconnue: le degré d'ouverture aux remplaçants habituels que se permettra le sélectionneur.

Seule quasi-certitude, Karim Benzema devrait être conservé aux avant-postes. L'attaquant du Real Madrid s'est pour l'instant imposé comme l'une des grandes vedettes de cette Coupe du monde et les Bleus ne peuvent plus s'en passer. Avec 3 buts et des actions de classe à la pelle, Benzema rayonne et il aurait été injuste de lui faire manquer la visite du Maracana. La légende lui tend les bras.

kn/nip/dhe

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