NOUVELLES

L'Iran veut criminaliser les chirurgies liées au contrôle des naissances

24/06/2014 02:42 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

TÉHÉRAN, Iran - Les députés iraniens ont approuvé, mardi, un projet de loi criminalisant les chirurgies liées au contrôle des naissances afin de contrer une baisse de la population, a rapporté l'agence de presse semi-officielle ISNA.

Selon ISNA, 106 députés sur 207 ont voté en faveur du projet de loi, qui prévoit des peines d'emprisonnement allant de deux à cinq ans pour les personnes reconnues coupables d'avoir effectué des vasectomies et des ligatures des trompes.

Les opposants à cette législation ont prévenu qu'elle pourrait pousser les Iraniens à se faire traiter dans des installations médicales clandestines et à mettre ainsi leur santé en danger.

Le projet de loi doit faire l'objet de débats et être ratifié par un comité constitutionnel avant d'être promulgué.

L'an dernier, environ 100 000 personnes ont subi une chirurgie à visée contraceptive en sol iranien.

Après avoir réussi à diminuer son taux de natalité au cours des deux dernières décennies, l'Iran souhaite maintenant générer un boum des naissances afin de remédier à sa population vieillissante.

En 2013, le Parlement a donné son aval à un projet de loi permettant au gouvernement de prolonger les congés de maternité.

Le taux de natalité iranien, qui a atteint un sommet après la révolution islamique de 1979 avec 3,6 enfants par couple, se situe maintenant à 1,8 enfant par couple pour une population d'environ 77 millions de personnes.

Les autorités iraniennes soutiennent que l'Iran devrait plutôt compter 150 millions d'habitants, mais les experts estiment difficile de convaincre les Iraniens de faire plus d'enfants alors que l'économie du pays souffre des sanctions imposées par l'Occident et que l'inflation ainsi que le taux de chômage sont élevés.

PLUS:pc