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l'IATA condamne la grève des contrôleurs aériens français

24/06/2014 06:44 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

L'IATA, l'organisation qui regroupe l'ensemble des compagnies aériennes dans le monde, a vivement condamné mardi le mouvement de grève des contrôleurs aériens français, qui veulent "maintenir des frontières dans le ciel".

Dans un communiqué, l'Association internationale du transport aérien, qui a son siège à Genève, "condamne fermement la grève des contrôleurs français, qui prennent pour cible les vacanciers au début d'une saison d'été très chargée".

"Pour l'opinion publique, le timing de ce mouvement de grève peut même être considéré comme malveillant", a indiqué Tony Tyler, directeur général de l'IATA, qui évoque également la situation des "hommes d'affaires, qui doivent faire d'importants voyages, et ceux qui attendent des cargaisons urgentes", et qui vont être confrontés au stress et à l'incertitude avec "des vols retardés, annulés ou déroutés dans une partie majeure de l'espace aérien européen".

L'un des plus importants syndicats français de contrôleurs aériens a lancé un préavis de grève pour 6 jours, qui doit débuter le 24 juin.

Cela coïncide avec le premier week-end de grands départs en vacances d'été en Europe.

"Il y a davantage de frontières dans les cieux au dessus de l'Europe qu'au sol. Et cela a un coût très élevé. En 2012, plus de 130 millions d'heures de travail ont été gâchées à cause de retards qui auraient pu être évités avec le système unique de ciel européen", a ajouté M. Tyler.

"Il est indéfendable que les contrôleurs aériens français fassent grève pour perpétuer les retards en Europe", a ajouté M. Tyler.

Eurocontrol estime que l'échec de la mise en oeuvre du ciel unique a conduit à un retard moyen de 70 minutes par avion en 2012.

Cela représente l'équivalent de 133 avions cloués au sol pendant une année entière.

Les coûts sont très importants, selon l'IATA, soit 6 milliards d'euros en perte de productivité par les voyageurs qui perdent du temps dans les avions, 3 milliards d'euros en coûts opérationnels inutiles et 7,8 millions de tonnes d'émission de carbone.

mnb/ros

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