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Le journal du Vatican dénonce le trafic d'organes prélevés sur les enfants migrants

24/06/2014 01:39 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT
VINCENZO PINTO via Getty Images
Pope Francis speaks during his general audience at St Peter's square on June 11, 2014 at the Vatican. AFP PHOTO / VINCENZO PINTO (Photo credit should read VINCENZO PINTO/AFP/Getty Images)

Le Vatican a dénoncé mardi le "terrible crime" que constitue, à la frontière mexicano-américaine ou en Méditerranée, le trafic d'organes d'enfants censés répondre à "une demande en constante augmentation" dans les pays occidentaux.

Dans un éditorial, le journal du Vatican, l'Osservatore Romano, a relevé qu'un tel trafic permet qu'"un nombre assez important de personnes âgées et riches sauvent leur vie, ou les prolongent largement, à travers l'exploitation des pauvres d'autres pays".

L'éditorialiste Lucetta Scaraffia, spécialisée dans le journal du pape dans les droits des femmes, pointe également du doigt "la diffusion de la pratique" de la "location par les femmes de pays pauvres de leur utérus" à des couples stériles ou homosexuels.

"En partie en raison du vieillissement de la population, en partie parce que l'on recourt toujours plus à la solution de la greffe (d'organes) dans la pratique médicale des pays occidentaux, la demande d'organes est en constante augmentation, tandis que le nombre de donateurs, aussi pour des raisons d'âge, diminue", analyse Mme Scaraffia.

"Les délinquants transportent un nombre croissant d'enfants seuls, parfois même de trois-quatre ans. Parfois ce sont les familles qui les expédient, pour tenter de les soustraire aux guerres et aux narcotrafics; dans d'autres cas (....) ils sont orphelins", relève l'éditorialiste, qui invite à ne pas continuer à "cacher sous le tapis" cette "grave situation".

Le sort des mineurs non accompagnés qui débarquent par mer en Italie inquiète particulièrement les organisations humanitaires, qui ont déjà évoqué la probabilité que nombre d'entre eux tombent dans les griffes des mafias et soient victimes de trafics, notamment celui d'organes.

Début juin, l'ONG Save The Children avait relevé qu'un tiers des mineurs enregistrés à leur arrivée en Italie disparaissaient dans la nature.

Le commissaire italien pour les disparus, Vittorio Piscitelli, avait affirmé en avril que les mineurs manquant à l'appel "pouvaient tomber entre les mains de trafiquants, ou de groupes pédophiles" et que "la pratique abominable du trafic d'organes" ne pouvait être occultée.

Le pape François a appelé les institutions de l'Eglise à participer à une mobilisation tous azimuts contre tous les trafics d'êtres humains, citant notamment les trafics d'organes.

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