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Damas dénonce vivement les sanctions de l'UE

24/06/2014 11:05 EDT | Actualisé 24/08/2014 05:12 EDT

Le régime syrien a vivement dénoncé mardi la position de l'Union européenne (UE) qui a élargi sa liste des personnalités syriennes sanctionnées, l'accusant de "soutenir les organisations terroristes".

"La décision d'imposer de nouvelles mesures restrictives contre la Syrie est une poursuite de la politique agressive menée par l'UE", affirme le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué publié par l'agence Sana.

Cette décision est "une réponse à la magnifique réalisation du peuple syrien lors de l'élection présidentielle" de début juin qui a vu la réélection de Bachar al-Assad, ajoute le ministère.

Les 28 pays de l'UE ont décidé lundi d'élargir la liste des personnalités syriennes sanctionnées en y ajoutant douze ministres du gouvernement syrien.

Ceux-ci seront frappés par "un gel des avoirs et une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE", en raison "des graves violations des droits de l'Homme dont ils se sont rendus responsables", d'après un communiqué publié par les ministres des Affaires étrangères européens à Luxembourg.

La décision de l'UE "survient" au moment où l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, groupe jihadiste ultra radical) et le Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) "intensifient leurs opérations terroristes en Irak et en Syrie, ce qui prouve le soutien de l'UE à ces organisations terroristes", ajoute le ministère syrien accusant l'UE d'être "un partenaire dans la guerre vile livrée à la Syrie".

"L'UE qui se lamente sur les violations des droits de l'Homme, soutient par tous les moyens les terroristes obscurantistes", ajoute le ministère syrien.

Pour lui, "ces sanctions qui visent le peuple syrien (...) constituent une violation des lois internationales".

La décision européenne porte à 191 le nombre total de personnes proches du régime de Bachar al-Assad visées par les sanctions imposées par l'UE depuis le début du conflit en mars 2011.

Ces mesures affectent également 53 entités, notamment la Banque centrale de Syrie, dont les avoirs dans l'UE sont gelés.

Le régime de sanctions de l'UE, qui court jusqu'au 1er juin 2015, comprend en outre un embargo sur le pétrole et une interdiction du commerce d'armes avec la Syrie.

rm/sw

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