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L'Irak perd un troisième poste frontalier, sa frontière avec la Syrie et la Jordanie (VIDÉO)

22/06/2014 10:00 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

Les insurgés continuent de faire des gains dans l'ouest de l'Irak. Dimanche, un troisième poste frontalier est tombé aux mains des djihadistes, renforçant ainsi leur position le long de la Jordanie et de la Syrie.

Au seul poste frontalier qui sépare la Jordanie et l'Irak, aucune voiture ne traverse entre les deux pays depuis plusieurs heures. Il est fermé depuis que les insurgés semblent en avoir pris le contrôle.

Dans l'ouest du pays, le cas jordanien n'est pas unique. Les djihadistes radicaux de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) détiennent depuis samedi la ville d'Al-Qaïm et son poste-frontière avec la Syrie. En moins de 48 heures, le poste d'Al-Walid, sur la frontière avec la Syrie, se faisait lui aussi saisir par les insurgés. 

Avancée dans la région d'Anbar 

Avec la prise de Routba dimanche, les djihadistes peuvent compter quatre nouveaux gains dans la région d'Anbar depuis vendredi, après Kaim, Rawah et Anah, d'où a également été chassée l'armée irakienne.

Les insurgés consolident ainsi leurs positions dans l'ouest irakien frontalier de la Syrie où ils veulent établir un État islamique.

Ces conquêtes constituent un autre coup dur pour le premier ministre Nouri Al-Maliki, qui lutte pour son siège et peine à repousser les membres de l'EIIL, tandis que les insurgés sunnites pourraient faire basculer l'Irak dans une guerre civile sur fond de tensions religieuses.

La progression des militants sunnites en Irak semble d'ailleurs avoir donné à sa branche syrienne un sursaut d'énergie, une branche qui lutte à la fois contre l'armée de Bachar Al-Assad et contre les autres groupes insurgés comme l'Armée syrienne libre, plus modérée.

Visite de Kerry

L'avancée des insurgés survient alors que le secrétaire d'État américain John Kerry vient d'arriver à Amman, en Jordanie, pour des consultations sur la crise irakienne. Il s'est d'abord arrêté en Égypte, où il s'est entretenu avec le président Al-Sissi.

Il souhaite surtout que les chefs d'État de la région usent de leur influence pour convaincre le premier ministre Al-Maliki de former rapidement un gouvernement d'union nationale.

L'Iran ne veut pas d'intervention américaine en Irak

En Iran, l'ayatollah Ali Khamenei s'est à nouveau déclaré hostile à toute intervention américaine en Irak, affirmant que les Irakiens étaient capables de mettre eux-mêmes fin aux violences dans leur pays.

Plus tôt cette semaine, le président américain Barack Obama avait déclaré que les États-Unis étaient ouverts à l'idée d'une action militaire « ciblée et précise ».

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