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L'Espagne sauve son honneur avec une victoire de 3-0 à la Coupe du monde

23/06/2014 02:36 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

CURITIBA, Brésil - L'Espagne, championne en titre, a sauvé son honneur à la Coupe du monde grâce à une victoire convaincante de 3-0 aux dépens de l'Australie à son dernier match du tournoi.

Après avoir perdu leurs précédents matchs du groupe B face aux Pays-Bas et au Chili, les deux équipes ont entrepris la rencontre en sachant qu'elles ne seront pas des huitièmes de finale.

David Villa, à sa 97e et dernière présence avec la sélection espagnole, a procuré l'avance à la 36e minute avec son 59e but, un record, redirigeant une passe de Juanfran Torres avec l'intérieur de son pied droit. Juanfran avait été alimenté par une passe incisive d'Andre Iniesta.

«Nous avons élevé notre jeu d'un cran face à l'Australie et je suis content d'avoir participé au premier but, a déclaré Villa, qui est âgé de 32 ans. C'est triste, parce que nous aurions aimé passer plus de temps ici, mais on ne peut plus rien y changer.»

Iniesta a aussi été à l'origine du deuxième but, alimentant Fernando Torres, qui a logé le ballon derrière le gardien Mat Ryan à la 69e.

Juan Mata, qui a remplacé un Villa émotif au début de la deuxième demie, a ajouté le troisième but à bout portant à la 82e minute, logeant le ballon sous Ryan après qu'il eut été trouvé seul devant par le substitut Cesc Fabregas. David Silva, aussi utilisé à titre de substitut, a failli ajouter à cette avance à la 89e, mais son tir de la surface a tout juste raté le cadre.

N'ayant rien à gagner, l'Espagne a tout de même démontré un peu de son jeu de passes savant qui lui a permis de dominer le sport au cours des six dernières années, au cours desquelles elle a gagné deux fois l'Euro et une fois le Mondial.

Avec cette domination maintenant chose du passé, la difficulté pour l'Espagne sera d'assurer la transition entre ce groupe vieillissant qui a tout gagné et une nouvelle génération de joueurs qui souhaite occuper l'avant-scène.

«Nous sommes sortis avec dignité, a indiqué le sélectionneur, Vincente del Bosque. Nous avons passé les six dernières années à la tête du classement de la FIFA, avec toute une génération de joueurs qui a appris aux autres et qui a démontré toute l'ampleur de son talent. Nous quittons la tête haute, en sachant que l'avenir de l'équipe d'Espagne repose sur des bases solides, peu importe qui la dirigera, et qu'elle compte sur de bons vétérans.»

Dans les premières minutes de la rencontre, les Australiens ont mis la pression sur les champions en titre, mais ça n'aura été que de courte durée. L'Espagne n'a pas mis de temps à prendre le contrôle et dominer la possession de ballon.

«Nous avons amorcé le match de la bonne façon, mais il faut leur donner crédit. C'est une bonne équipe, a louangé l'entraîneur-chef australien, Ange Postecoglou. Nous avions l'air épuisés et avons donné le ballon trop facilement, alors c'est une déception.»

L'Australie, qui a manqué de punch à l'avant avec la suspension de Tim Cahill, a terminé avec aucun point au compteur, sa pire prestation à la Coupe du monde. À sa première participation, en 1974, elle avait recueilli un point. Les «Socceroos» se retrouvaient toutefois dans un groupe très difficile et ils ont poussé les Pays-Bas dans leurs derniers retranchements dans une défaite de 3-2.

De son côté, l'Espagne a su éviter la pire défense d'un titre mondial de l'histoire. Ce «fait d'armes» est conservé par la France de 2002, qui n'a amassé qu'un point sans marquer de but au tournoi disputé en Corée du Sud et au Japon.

«Ce qui est arrivé est du passé maintenant, a indiqué le milieu de terrain espagnol Xabi Alonso. Nous avons tenté de faire du mieux possible, mais c'est le football et nous rentrons à la maison attristés.»

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