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Le Mozambique veut déminer tout son territoire d'ici la fin de l'année

23/06/2014 02:28 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - D'ici la fin de l'année, le Mozambique entend se débarrasser de tous les champs de mines présents sur son territoire, avec l'aide de partenaires internationaux, espérant ainsi se libérer d'une menace qui a fait des milliers de morts depuis la fin de la guerre civile en 1992.

Si ce défi est bel et bien relevé, il s'agira de tout un exploit puisque ces engins y ont fait leur apparition dès les années 1960, alors que le pays était engagé dans un conflit pour arracher son indépendance aux colonialistes portugais.

Selon Jared Bloch, porte-parole de la Campagne internationale pour bannir les mines, le Mozambique est l'un des États les plus durement touchés par cette problématique.

M. Bloch y est allé de cette précision alors qu'il était de passage dans la capitale du pays. Maputo accueille, cette semaine, une conférence portant sur les efforts pour implanter la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel, dont l'objectif est de mettre un terme à l'utilisation, à la production et à l'accumulation de ces engins.

Par le passé, le Mozambique avait échoué dans son désir d'éradiquer les mines avant 2009 dans la province de Sofala, un territoire particulièrement affecté par cette menace. Ce sont des violences sporadiques entre de vieux camps rivaux de la guerre civile qui auraient nui à l'atteinte de cet objectif. Le directeur de l'Institut national de déminage du Mozambique, Alberto Augusto, estime que toutes les conditions sont désormais réunies pour reprendre le travail à cet endroit.

Au fil du temps, des mines ont été disposées dans l'ensemble des provinces du Mozambique. Elles ont souvent été utilisées pour restreindre l'accès à certaines villes mais aussi pour empêcher les gens de circuler à proximité de barrages et de pylônes électriques.

Les groupes spécialisés en déminage reconnaissent qu'un petit nombre d'engins explosifs pourraient bien ne pas être détectés car, avec le temps, ils ont été déplacés par des précipitations abondantes ou encore des inondations.

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