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La Syrie a complété la remise de son arsenal chimique à l'Occident

23/06/2014 06:06 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

NICOSIE, Chypre - La Syrie a officiellement terminé, lundi, de remettre ses 1300 tonnes d'armes chimiques aux puissances occidentales, respectant ainsi un accord conclu l'automne dernier après que les États-Unis eurent menacé de procéder à des frappes aériennes contre le pays déchiré par la guerre civile.

Le matériel le plus dangereux sera transféré sur un bateau américain qui se rendra ensuite dans les eaux internationales et utilisera de l'équipement spécial pour détruire les substances toxiques, un processus qui devrait prendre deux mois.

Le reste des armes sera envoyé à des installations spécialisées dans le traitement de déchets toxiques situées dans différents pays.

Certaines questions toutefois demeurent quant à l'honnêteté du président syrien Bachar el-Assad, qui pourrait avoir omis de déclarer des substances et attaqué les rebelles avec du chlore, un gaz industriel toxique qui n'est pas considéré comme une arme chimique.

Ces doutes n'ont pas empêché des politiciens et des activistes de considérer l'étape franchie lundi comme une victoire pour la diplomatie internationale et un signe que la quantité d'armes chimiques disponibles en sol syrien avait au moins été réduite.

Cette nouvelle survient alors que le Moyen-Orient traverse une période particulièrement difficile, Israël ayant mené des frappes contre la Syrie et un ministre syrien ayant accusé les militants sunnites irakiens d'avoir fourni des armes aux rebelles qui se battent contre le régime Assad.

Parmi les armes remises par le gouvernement syrien figurent du gaz moutarde et des précurseurs du gaz neurotoxique sarin.

La Syrie avait accepté de céder son arsenal après que les États-Unis eurent envisagé de la bombarder en raison d'une attaque à l'arme chimique lancée contre une banlieue de Damas détenue par les rebelles qui aurait fait plus de 1000 morts.

L'entente avait été négociée par les États-Unis et la Russie. Cette dernière soutient le président Assad depuis les débuts du conflit.

La mission s'est achevée près de deux mois après la date limite du 27 avril établie par les Nations Unies. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, qui a supervisé le désarmement, a expliqué que ce retard avait été causé par des inquiétudes sur le plan de la sécurité à cause des combats.

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