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La Jordanie renforce la sécurité à la frontière irakienne

23/06/2014 11:12 EDT | Actualisé 23/08/2014 05:12 EDT

La Jordanie a renforcé les mesures de sécurité à sa frontière avec l'Irak après que le gouvernement irakien eut perdu le contrôle de tous les points de passage avec la Syrie, a indiqué lundi un responsable de sécurité.

"L'armée jordanienne a envoyé à la frontière irakienne un nombre supplémentaire de troupes, de chars, de lance-roquettes et des véhicules blindés", a-t-il dit à l'AFP. "L'armée ne tolèrera aucune infiltration" en Jordanie.

Le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Mohammad Momani, a précisé à l'AFP qu'il s'agissait de mesures de "précaution (...) qui répondent à l'évolution de la situation sur le terrain".

L'offensive fulgurante lancée le 9 juin en Irak par les insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) inquiète la Jordanie voisine, qui craint une contagion dans un pays déjà confronté à l'afflux de réfugiés syriens et à ses propres islamistes locaux.

Selon des experts, la Jordanie pourrait être une de ses prochaines cibles.

Les insurgés en Irak se sont emparés dimanche du poste-frontière d'Al-Walid avec la Syrie, ont indiqué lundi des officiers irakiens, après avoir mis la main sur le poste-frontière d'Al-Qaïm. Les forces qui gardaient le poste d'Al-Walid se sont repliés vers une position à la frontière jordanienne.

Le troisième poste-frontière, celui de Rabia, a été abandonné la semaine dernière par les forces irakiennes lors d'une offensive des jihadistes dans la province de Ninive (nord). Il est actuellement contrôlé par les forces de sécurité kurdes.

Selon des informations non confirmées, les insurgés se seraient également emparés du poste frontalier de Tirbil, à 370 km à l'est d'Amman. Les responsables jordaniens ont dit ne pas être au courant d'un tel développement.

Amman, qui doit gérer la charge de quelque 600.000 réfugiés syriens sur son territoire, est confronté depuis longtemps à des questions de sécurité liées à ses propres jihadistes --dont de nombreux ont rejoint l'EIIL ou d'autres groupes liés à Al-Qaïda en Irak ou en Syrie.

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