NOUVELLES

France: le gouvernement va créer un "péage de transit" pour les poids lourds

23/06/2014 03:54 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

Le gouvernement français va créer un "péage de transit" pour les poids lourds empruntant les grandes voies routières, pour remplacer un dispositif contesté d'"écotaxe" dont l'entrée en vigueur avait été suspendue, ont annoncé plusieurs ministres lundi.

Ce péage poids lourds concernera, à partir du 1er janvier 2015, "les grands axes de transit sur lesquels circulent plus de 2.500 camions par jour" et rapportera "500 millions" par an, soit des recettes près de deux fois moins importantes que celles escomptées de l'écotaxe, a dit la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal à la radio France Inter.

Le péage de transit concernerait 4.000 km de routes au lieu des 15.000 prévues dans le projet initial et serait dû par les camions de plus de 3,5 tonnes. Il épargnerait presque totalement la Bretagne, région enclavée de l'ouest de la France d'où était partie la contestation contre l'écotaxe avec le mouvement des "Bonnets rouges".

La carte correspond aux grands itinéraires traversant la France sans péage et aux fragments routiers parallèles aux autoroutes à péage. Les véhicules et matériels agricoles, ceux dédiés à la collecte du lait et les véhicules forains seront exonérés, selon les services du Premier ministre.

Les autres devront être équipés d'un boîtier GPS calculant le parcours et la tarification se fera sur un taux moyen de 13 centimes d'euro par kilomètre, modulable selon la distance parcourue, le niveau de pollution et le nombre d'essieux.

La création de l'écotaxe avait été décidée sous la présidence de Nicolas Sarkozy pour favoriser le report du transport des marchandises vers le ferroviaire et le fluvial. Le manque à gagner entraîné par son remplacement par le péage de transit sera compensé par d'autres mesures, avec contribution des sociétés autoroutières, selon Mme Royal.

La solution sera trouvée "dans le cadre des directives européennes qui encadrent légitimement ces dispositifs", a précisé le ministre du Budget Michel Sapin.

Par ailleurs l'Etat va entrer dans le capital d'Ecomouv, la société chargée de collecter les recettes, dont le montant du contrat signé avec le gouvernement de droite avait été jugé exorbitant.

alu/nou/jh

PLUS:hp