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Mondial-2014/France - Koscielny et la maîtrise indispensable des nerfs

22/06/2014 11:13 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

Passé, en un match cauchemar à Kiev, de défenseur titulaire de l'équipe de France à remplaçant durant le Mondial, Laurent Koscielny devrait retrouver le onze de départ contre l'Equateur et devra surtout maîtriser ses nerfs qui l'ont tant desservi.

L'élongation à la cuisse droite de Mamadou Sakho contractée contre la Suisse ne semble pas grave, mais Didier Deschamps ne devrait pas prendre de risque avec son vice-capitaine pour ce troisième match du groupe E où seul un cataclysme priverait les Bleus d'un huitième de finale.

Au prestigieux Maracana de Rio de Janeiro, mercredi, le sélectionneur devrait donc vraisemblablement faire débuter, au côté de Raphaël Varane, Koscielny, numéro trois dans la hiérarchie des défenseurs axiaux devant Eliaquim Mangala. Une hiérarchie qui a été bouleversée à ses dépens il y a huit mois, lors du barrage contre l'Ukraine.

Si pour l'équipe de France dans son ensemble, l'exploit du 19 novembre 2013 a été le déclic libérateur qui a tout changé, pour Koscielny, c'est plutôt le désastre du match aller quatre jours plus tôt qui lui colle aux crampons.

Alors inamovible titulaire, associé à Eric Abidal en défense centrale, le natif de Tulle avait vécu une soirée épouvantable. Impliqué sur l'ouverture du score de Zozulya, il avait ensuite provoqué le penalty du 2-0, avant de se faire exclure en toute fin de match pour une claque assenée à Kucher.

Les Bleus voyaient alors le Brésil sérieusement s'éloigner. Lui pensait véritablement ne jamais le vivre, craignant une suspension sévère de la part de la commission de discipline de la Fifa. Celle-ci a finalement été clémente en ne lui infligeant qu'un match ferme.

- "Perdu un peu d'avance" -

"J'ai eu de la chance", concédait alors le joueur d'Arsenal, qui, en revanche, n'a pu que constater entre-temps l'éclosion au grand jour du duo Varane-Sakho, impérial lors de la victoire homérique contre les Ukrainiens (3-0) et depuis confirmé par Deschamps.

"J'ai peut-être perdu un peu d'avance à Kiev", avouait-il lors du stage de préparation, avec un soupçon de résignation malgré deux matches amicaux solides contre la Norvège (4-0) et le Paraguay (1-1) qui n'ont effectivement pas empêché Varane, arrivé plus tard à Clairefontaine auréolé de sa victoire en Ligue des champions avec le Real Madrid, de reprendre sa place à côté de Sakho contre la Jamaïque (8-0).

De ce soir kievain maudit, il reconnaît y "penser toujours". "Mais le passé c'est le passé, je suis tourné vers le présent, le futur. L'équipe qui commence ne sera peut-être pas celle qui va terminer la Coupe du Monde", tente de convaincre aujourd'hui le joueur de 28 ans dont les évidentes qualités défensives, à la fois dans les duels et dans la relance, ont souvent été trahies par une propension à craquer dans les matches à fort enjeu.

Ainsi, déjà en Bleu, en octobre 2012, le stoppeur avait inexplicablement séché l'Espagnol Pedro dans la surface, provoquant un penalty finalement stoppé par Lloris. En toute fin de match, Giroud arracherait le nul (1-1).

Sans conséquence fâcheuse cette fois-là, la précipitation coupable de Koscielny lui joua également plusieurs fois de mauvais tours avec Arsenal dans des rencontres importantes, même s'il a aussi été décisif dans le bon sens, comme en finale de la dernière Coupe d'Angleterre, en égalisant devant Hull City, avant de remporter son premier trophée avec le club d'Arsène Wenger.

Réduire l'ex-Lorientais à ce manque chronique de maîtrise serait quelque peu injuste pour celui qui n'a reçu que deux cartons jaunes la saison écoulée en Premier League. Mais la Coupe du monde n'est justement pas la Premier League.

nip/jta

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