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L'alliance avec les USA "nuisible pour la Pologne", selon un entregistrement secret de Sikorski

22/06/2014 11:52 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

L'alliance avec les États-Unis "ne vaut rien" et reste "nuisible pour la Pologne", aurait dit le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, selon l'hebdomadaire Wprost, à l'origine d'un scandale d'écoutes illégales, et qui en a publié dimanche de nouveaux extraits.

"Tu sais que l'alliance polono-américaine ne vaut rien. Elle est même nuisible, car elle offre à la Pologne un faux sentiment de sécurité", aurait déclaré le chef de la diplomatie lors d'une conversation avec l'ex-ministre des Finances Jacek Rostowski.

"Bullshit (foutaises ndlr) complet! Nous entrons en conflit avec l'Allemagne, avec la Russie, et nous allons considérer que tout est super, car nous avons fait la pipe aux Américains. C'est complètement naïf", aurait poursuivi le ministre, selon une retranscription de l'enregistrement publié sur le site internet de Wprost qui n'indique ni l'endroit ni la date de cette conversation enregistrée illégalement.

La porte-parole du gouvernement Malgorzata Kidawa-Blonska s'est refusée dimanche à commenter ces nouveaux enregistrements, indiquant attendre la publication des enregistrements complets que l'hebdomadaire promet pour lundi.

Le magazine a soulevé une tempête politique en Pologne en révélant il y a huit jours une conversation privée, enregistrée à leur insu, entre le gouverneur de la banque centrale, Marek Belka et le ministre de l'Intérieur, Bartlomiej Sienkiewicz.

Dans un restaurant à la mode dans les cercles politiques de Varsovie, les deux responsables avaient librement discuté en juillet 2013 d'une aide éventuelle de la banque centrale au budget de l'État, en échange d'une démission du ministre des Finances de l'époque Jacek Rostowski. Celui-ci a, depuis, quitté son poste.

La publication de ces enregistrements a ouvert une crise politique en Pologne, l'opposition ayant réclamé la démission du gouvernement de centre droite de Donald Tusk alors que le Premier ministre n'a pas exclu des élections anticipées, plus d'un an avant le délai prévu à l'automne 2015.

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