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La France accepte d'acheter 20% d'Alstom, l'offre d'achat de GE va de l'avant

22/06/2014 06:56 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

PARIS - Le dernier obstacle à l'achat par General Electric (GE) des activités du secteur de l'énergie de la compagnie française Alstom a été franchi dimanche, après que le gouvernement du président François Hollande eut conclu une entente avec le principal actionnaire d'Alstom.

Le gouvernement achètera 20 pour cent des parts d'Alstom au géant de la construction Bouygues SA, a annoncé le ministre de l'Économie Arnaud Montebourg sur les ondes de la télévision française.

Cette transaction visait à assurer que le gouvernement ait son mot à dire dans les emplois et les décisions de l'entreprise, qui construit des centrales électriques et les fameux TGV de la France.

Le ministre n'a pas précisé le montant qui sera remis à Bouygues.

Samedi, le conseil d'administration d'Alstom SA a approuvé à l'unanimité l'offre d'achat de GE, une journée après que le gouvernement eut laissé tomber ses réticences et approuvé l'offre de l'entreprise américaine.

Cette transaction est un pas de plus vers le nouveau domaine de GE, soit la construction de gros équipements industriels sophistiqués, tels que des moteurs aériens, des turbines de centrales électriques et de l'équipement de forage pétrolier. La compagnie a vendu ses dernières actions de NBC Universal l'an dernier dans le cadre de cette stratégie.

Selon la nouvelle entente, GE accepte de vendre son entreprise de signalisation ferroviaire à Alstom pour environ 825 millions $. L'offre de GE propose aussi que les deux compagnies mettent sur pied trois coentreprises à parité, soit une pour les entreprises électriques, une pour l'énergie éolienne et les opérations hydroélectriques, et une autre pour les turbines à vapeur nucléaire.

Si les actionnaires et les représentants des travailleurs l'approuvent, l'entente d'achat des opérations gazières et de fabrication de turbines d'Alstom sera finalisée en 2015, selon GE.

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