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Frappes aériennes d'Israël contre des«cibles militaires» en Syrie

22/06/2014 05:37 EDT | Actualisé 22/08/2014 05:12 EDT

JERUSALEM, Israël - Des avions israéliens ont bombardé un centre de commandement régional de l'armée syrienne et un certain nombre de cibles militaires en Syrie, en réponse à une attaque transfrontalière qui a tué un adolescent dimanche.

Dans un communiqué publié tôt lundi, l'armée précise que neuf cibles ont été touchées et «des atteintes directes ont été confirmées».

En plus des bureaux de l'armée, des «positions de lancement» non spécifiées ont été ciblées. La Syrie n'a pas immédiatement répliqué.

Une attaque venant de la Syrie a atteint un véhicule civil, dimanche dans le plateau du Golan, tuant un adolescent de 14 ans et blessant deux adultes, dont le père de la victime. Il s'agissait du premier incident meurtrier dans cette région depuis que la guerre civile a éclaté en Syrie il y a plus de trois ans.

«L'attaque (de dimanche) était une agression non provoquée contre Israël et une continuation directe des récentes attaques dans la région», a affirmé le lieutenant-colonel Peter Lerner, un porte-parole des autorités militaires.

Il a ajouté que les autorités militaires «ne toléreront aucune tentative d'atteinte à la souveraineté d'Israël et agiront de manière à protéger les civils de l'État d'Israël».

Cette soudaine éruption de violence vient envenimer la situation déjà tendue en Israël, où les forces ont mené une vaste opération au sol en Cisjordanie durant les dix derniers jours, à la recherche de trois adolescents prétendument enlevés par des militants du Hamas.

Bien qu'Israël surveille de près les combats en Syrie, il évite habituellement de se prononcer sur le conflit. Lorsque des obus de mortier ou d'autres projectiles sont tombés du côté israélien de la frontière, le pays a parfois répliqué, avec modération.

Il n'était pas possible de savoir qui, de l'armée ou des rebelles syriens, avait perpétré l'attaque de dimanche. Selon le lieutenant-colonel Lerner, toutefois, elle était clairement intentionnelle et Israël a toujours répété qu'il tenait le gouvernement syrien responsable pour toute attaque provenant de son côté.

Le plateau du Golan, un territoire stratégique donnant sur le nord Israël, est passé de la Syrie à Israël durant la guerre des Six Jours de 1967. L'annexion du plateau à Israël n'a jamais été reconnue internationalement.

Tard dimanche, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré avoir parlé au père du garçon et lui a livré ses condoléances.

«Nos ennemis ne font pas la différence entre les juifs et les non juifs, les adultes et les enfants», a déclaré M. Netanyahou.

Dans son discours, il a expliqué que dans des conflits comme celui de la Syrie, opposant des extrémistes inspirés de l'idéologie d'al-Qaïda aux troupes syriennes appuyées par l'Iran, le mieux pour Israël était de ne pas s'imposer et de laisser ses ennemis s'affaiblir mutuellement.

«C'est une ligne de faille entre la civilisation et la sauvagerie», a-t-il déclaré.

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