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Pakistan: au moins 30 morts dans un nouveu raid aérien contre les talibans

21/06/2014 05:39 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

Des hélicoptères de combat pakistanais ont pilonné des cibles dans le nord-ouest du pays samedi, tuant au moins 30 combattants islamistes, alors que le nombre de civils fuyant une offensive terrestre devrait dépasser les 200.000.

Selon un communiqué militaire, au moins 30 insurgés ont été tués au cours des frappes aériennes tôt samedi dans la province du Khyber et la zone semi-autonome du Waziristan du Nord près de la frontière afghane, bastions des talibans pakistanais.

Près de 280 insurgés ont été tués depuis le début de l'opération, dimanche dernier, selon des sources sécuritaires pakistanaise, mais il n'est pas possible à vérifier de source indépendante le nombre ou l'identité des morts.

L'offensive militaire a été lancé après une attaque sanglante et dramatique sur l'aéroport de Karachi la semaine dernière, mettant fin à des mois d'efforts infructueux du gouvernement pour négocier un accord de paix avec le TTP, principal groupe rebelle islamiste du pays.

Les combats ont déclenché un exode massif des civils du Waziristan du Nord, à la fois dans les villes pakistanaises de Bannu, Peshawar et Kohat, et à travers la frontière en Afghanistan.

On prévoit que le nombre de réfugiés augmentera à mesure que plus de 200.000 civils sont toujours coincés dans le Waziristan du Nord en raison d'un couvre-feu qui a été prolongé d'un jour après son expiration vendredi.

"Plus de 200.000 personnes sont toujours bloquées dans les zones tribales en raison du couvre-feu", a déclaré à l'AFP Arshad Khan, directeur de l'Autorité de gestion des sinistres pour les zones tribales.

Selon lui, des camions chargés de nourriture et d'eau ont été envoyés à la frontière du Waziristan du Nord pour aider les personnes fuyant l'offensive terrestre prévu.

"Des milliers de personnes sont encore sur les routes et nous faisons de notre mieux pour les aider", a-t-il dit.

Un correspondant de l'AFP à Bannu a vu des centaines de personnes se diriger à pied vers la ville.

L'hôpital pour enfants de Bannu, géré par le gouvernement, est surpeuplé d'enfants souffrant de diarrhée. Quatre à cinq enfants doivent se partager un lit, d'autres sont soignés à l'extérieur, avec les poches de perfusion suspendus aux branches des arbres.

Les points d'enregistrement et des camps ont été mis en place pour faire face à l'afflux de réfugiés à Bannu, mais beaucoup préfèrent repartir pour trouver refuge ailleurs chez des proches.

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