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Mondial-2014 - Italie: "Pas de panique"

21/06/2014 07:25 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

"Pas de panique", dit Cesare Prandelli, malgré le camouflet infligé à l'Italie par le Costa Rica (1-0). Le sélectionneur appelle à la mobilisation pour sauver la qualification en 8e de finale du Mondial-2014.

L'Italie a son destin en mains

"Pas de panique, insiste Prandelli. Reprenons nos forces, nous avons encore la possibilité de nous qualifier".

Un nul suffit en effet aux "Azzurri" pour passer, ce que les Italiens traduisent par "deux résultats utiles sur trois", mardi à Natal.

L'Italie doit récupérer ses forces, elle a fini très fatiguée contre le Costa Rica, alors qu'elle galopait dans la moiteur de l'Amazonie à Manaus contre l'Angleterre. Et elle compte un jour de récupération en moins que l'Uruguay, qui a joué jeudi et a récupéré de la confiance en battant les Anglais (2-1).

Une tactique à revoir

Le naufrage du Costa Rica, échoué à Recife. Prandelli assume l'échec et reconnaît que son équipe n'a "pas réussi à libérer des joueurs sur les extérieurs. Nous étions trop lents pour échapper à la morsure des Costariciens".

"La vérité c'est qu'après le but nous n'avons plus réussi un tir cadré, admet Prandelli. Nous avons raté trop d'infiltrations et perdu trop de duels."

Le 4-1-4-1 qui avait étouffé les Anglais n'a pas fonctionné contre le Costa Rica, Balotelli a été trop peu servi et les milieux excentrés, Antonio Candreva et Claudio Marchisio, n'ont rien réussi.

Dans son nouveau système à deux créateurs, Prandelli avait remplacé Marco Verratti par Thiago Motta, mais l'Italo-Brésilien au jeu posé n'avait pas la vitesse de passe requise.

Quels joueurs contre l'Uruguay?

Prandelli n'a condamné personne après le match. "Non, je ne me sens pas trahi par mes joueurs, assure-t-il, mais les trois que j'ai fait rentrer n'ont pas servi".

L'entrée de deux ailiers purs Lorenzo Insigne et Alessio Cerci plus Antonio Cassano à la place de Thiago Motta a même semblé empirer les choses.

L'Italie pourrait revenir à son système de secours, le 5-3-2, celui que Prandelli a toujours sorti dans les moments de crise de résultats. Il permet de mieux défendre, ce qui sera le thème du match contre la "Celeste". Daniele De Rossi pourrait jouer le rôle du troisième central. Il l'a déjà fait.

Les absents ayant cette fois raison, Verratti pourrait revenir dans le jeu, et Ciro Immobile accompagner Balotelli en attaque. Malgré son match raté, "Super Mario" ne devrait pas quitter le onze de départ. "Il a été bon dans ses déplacements en première période, même si ses deux occasions manquées auraient pu changer le match".

Se pose aussi le problème de la récupération, pour de nombreux éléments, Prandelli a "vu beaucoup de joueurs fatigués, pas seulement Pirlo".

L'histoire parle pour l'Italie

Pour éviter de paniquer, les joueurs peuvent consulter l'histoire de l'Italie, grande spécialiste des faux-départs en Coupe du monde.

En 1982, elle n'était passée qu'à la différence de buts avant de finir championne du monde. Et en 1994, elle avait atteint la finale après être passée par un trou de souris, parmi les meilleurs troisièmes dans un groupe où quatre équipes étaient à égalité à 4 points!

La "Nazionale" ne gagne pas le deuxième match du Mondial depuis 1998, elle avait perdu contre la Croatie (2-1) en 2002, et fait match nul contre États-Unis (1-1) en 2006 et la Nouvelle-Zélande (1-1). Cela ne l'a pas empêché de gagner le Mondial il y a huit ans, mais cela lui avait coûté la qualification en Afrique du Sud.

Une seconde élimination au premier tour consécutive, ce ne serait pas la panique, mais la curée.

eba/ep

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