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Des centaines d'Afghans manifestent contre les présumées fraudes électorales

21/06/2014 10:44 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT
SHAH MARAI via Getty Images
An Afghan resident holds up her ink-stained finger after voting in the presidential election at a polling station in Kabul on June 14, 2014. Polling stations across Afghanistan opened as Afghans headed to vote in the second-round election to choose a successor to Hamid Karzai. Residents in the capital Kabul lined up from dawn to cast their ballots in the head-to-head race between former foreign minister Abdullah Abdullah and ex-World Bank economist Ashraf Ghani. AFP PHOTO/SHAH Marai (Photo credit should read SHAH MARAI/AFP/Getty Images)

KABOUL - Des centaines d'Afghans ont manifesté à Kaboul, samedi, contre les fraudes électorales qui auraient entaché le deuxième tour de la présidentielle, forçant la fermeture de la route menant à l'aéroport de la capitale.

L'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, qui se présente contre l'ex-ministre des Finances Ashraf Ghani Ahmadzai, a accusé les autorités électorales d'essayer de fausser le vote du 14 juin en faveur de son adversaire.

M. Abdullah a annoncé cette semaine qu'il coupait les ponts avec la Commission électorale indépendante et qu'il refuserait de reconnaître ses résultats. Il a aussi laissé entendre que les Nations Unies devraient intervenir, un idée appuyée par le président Hamid Karzaï, à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat.

La Commission doit publier les résultats de l'élection le 2 juillet.

Environ un millier de partisans d'Abdullah Abdullah se sont rassemblés dans la capitale afghane, samedi, afin de dénoncer la Commission et l'accuser de fraude. Des centaines de policiers ont encerclé les manifestants, mais l'événement s'est déroulé dans le calme.

Dans le cadre d'un autre rassemblement, des centaines de fidèles de M. Abdullah ont marché jusqu'à l'aéroport, dans le nord de Kaboul, où ils se sont heurtés à un barrage policier empêchant quiconque d'entrer dans les installations aéroportuaires ou d'en sortir.

Le représentant de l'ONU en Afghanistan, Nicholas Haysom, a déclaré lors d'une conférence de presse que la population afghane avait le droit de manifester, tout en l'exhortant à demeurer pacifique et à ne pas tenir de propos incendiaires.

Interrogé sur le rôle que les Nations Unies pourraient jouer pour résoudre le problème, M. Haysom a répondu que l'aide la plus précieuse que l'organisation pouvait fournir était de faire le pont entre les différents camps.

Le prochain président afghan devrait signer une entente bilatérale de sécurité qui permettra à quelque 10 000 soldats américains de rester en Afghanistan après le retrait des troupes étrangères d'ici la fin de l'année. Les deux candidats ont promis de ratifier l'accord.