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Alstom accepte l'offre de 17 G$ de GE pour certaines de ses activités

21/06/2014 08:43 EDT | Actualisé 21/08/2014 05:12 EDT

PARIS - Le conseil d'administration d'Alstom SA a approuvé à l'unanimité l'offre de General Electric (GE) d'acheter le secteur énergie de la compagnie française pour 17 milliards $, ont annoncé les deux sociétés, samedi.

Si les actionnaires et les représentants des travailleurs l'approuvent, l'entente d'achat des opérations gazières et de fabrication de turbines d'Alstom sera finalisée en 2015.

Cette transaction est un pas de plus vers le nouveau domaine de GE, soit la construction de gros équipements industriels sophistiqués, tels que des moteurs aériens, des turbines de centrales électriques et de l'équipement de forage pétrolier.

La compagnie a vendu ses dernières actions de NBC Universal l'an dernier dans le cadre de cette stratégie.

Vendredi, après que GE se fut battu durant des mois pour conclure cette entente avec Alstom, le gouvernement français a retiré ses objections et approuvé l'offre de l'entreprise. L'entente est encore conditionnelle à l'achat par le gouvernement de 20 pour cent des parts d'Alstom, mais devrait se conclure rapidement.

Samedi, le président français François Hollande a affirmé que le gouvernement s'attendait à ce que les discussions avancent rapidement.

«Cette condition est majeure pour l'acceptation par le gouvernement de l'alliance qui vient d'être nouée entre General Electric et Alstom», a-t-il déclaré.

Selon la nouvelle entente, GE accepte de vendre son entreprise de signalisation ferroviaire à Alstom pour environ 825 millions $. L'offre de GE propose aussi que les deux compagnies mettent sur pied trois coentreprises à parité, soit une pour les entreprises électriques, une pour l'énergie éolienne et les opérations hydroélectriques, et une autre pour les turbines à vapeur nucléaire.

Le communiqué de presse d'Alstom rapporte que la compagnie a reçu des propositions révisées de Siemens et Mitsubishi, mais a arrêté son choix sur celle de GE.

Alstom préférait une alliance avec GE mais a dû retarder la signature d'une transaction, le temps que le gouvernement intervienne pour s'assurer du maintien des emplois et des processus décisionnels.

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