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Zones d'exclusion aérienne autour de trois prisons

20/06/2014 06:10 EDT | Actualisé 20/06/2014 07:47 EDT
Radio Canada

Des zones d'exclusion aérienne sont octroyées aux établissements de détention de Québec, Saint-Jérôme et Rivière-des-Prairies, a annoncé jeudi soir Lise Thériault au terme d'une séance d'étude des crédits budgétaires.

Un texte de Davide Gentile Twitter Courriel

Pour l'instant, on ne sait pas pour combien de temps les zones d'exclusion aérienne des prisons de Saint-Jérôme et Rivière-des-Prairies seront maintenues. Mais dans le cas de Québec, la zone est établie jusqu'au mois de septembre.

Pour le reste, Lise Thériault a évité de répondre aux questions de l'opposition sur le cafouillage d'Orsainville. La ministre prétexte que cela porterait entrave à l'enquête déclenchée la semaine dernière.

Mme Thériault n'a toutefois pas pu éviter de nouvelles critiques du péquiste Pascal Bérubé, jeudi. Le député de Matane se demande « si la ministre a manqué de jugement » en assistant à une pelletée de terre au lendemain des évasions.

M. Bérubé a même exigé que la ministre s'excuse auprès de ses fonctionnaires. Selon lui, Lise Thériault a manqué de respect à la Sûreté du Québec (SQ), au système carcéral et aux fonctionnaires de son ministère en affirmant la semaine dernière que quelqu'un lui avait menti.

Le député caquiste Marc Picard a aussi tenté d'en savoir plus sur le présumé mensonge. « Est-ce que la ministre peut nous dire si la personne qui lui a menti est dans cette salle? », a-t-il demandé, face à un parterre de hauts fonctionnaires de la SQ et du ministère de la Sécurité publique.

Là encore, Lise Thériault n'a pas répondu, invoquant à nouveau l'enquête en cours. Pressée de questions sur son emploi du temps lors de ce week-end du 7 juin, elle s'est contentée de dire qu'elle avait eu des contacts continus avec les gestionnaires concernés à partir du samedi soir et le dimanche suivant.

Le porte-parole péquiste en matière de Sécurité publique a aussi voulu tester ses connaissances sur les méthodes carcérales. « La ministre peut-elle nous expliquer quelles sont les cotes de sécurité? », a lancé le député, en référence aux normes encadrant l'incarcération des prisonniers. Encore là, pas de réponse de la ministre, qui a cependant précisé que le terme exact était plutôt « code de contrainte ».

Rare information divulguée en cette séance d'étude des crédits; il y avait bel et bien un « protocole » à défaut d'un plan d'action, selon la ministre.

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