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Nucléaire: "pas encore d'accord" sur les principales questions (ministre iranien)

20/06/2014 10:26 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Il n'y a "pas encore d'accord" sur les principales questions liées au programme nucléaire iranien, a déclaré vendredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à l'issue de cinq jours de négociations avec les pays du 5+1.

"Sur les principales questions, il n'y a pas encore d'accord. Dans certains cas, on peut entrevoir une lueur et dans d'autres pas", a déclaré M. Zarif à la télévision iranienne depuis Vienne, où il a mené les négociations.

Il a expliqué que les deux parties avaient "travaillé pendant plus de 10 heures sur le texte de l'accord final" mais qu'il n'y avait pas encore de texte.

"Il y a plus de parenthèses que de mots" dans le texte travaillé en raison des désaccords.

"La position des Etats-Unis est plus dure que celle des autres pays, c'est pourquoi ils doivent prendre les décisions les plus difficiles", a déclaré encore M. Zarif.

"Mon sentiment est que l'autre partie n'a pas encore entamé le travail pour une négociation sérieuse sur une base réaliste", a ajouté M. Zarif, estimant cependant que cela était "normal" car, selon lui, dans toute négociation internationale difficile les questions les plus épineuses sont réglées à la dernière minute.

M. Zarif a souligné qu'il y avait encore beaucoup de "positions maximalistes" au sein du groupe 5+1 et souhaité qu'ils "y renoncent".

L'étendue du programme d'enrichissement d'uranium et le calendrier pour la levée des sanctions sont les principaux sujets de discorde, avait affirmé Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs nucléaires iraniens.

M. Zarif a affirmé que les négociations allaient reprendre "le 2 juillet à Vienne et vont se poursuivre tant qu'elles seront utiles" pour parvenir à un accord.

L'Iran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) doivent parvenir à un accord d'ici le 20 juillet, conformément à l'accord intérimaire de Genève qui est entré en application en janvier.

Si elles échouent à respecter ce délai, les deux parties peuvent décider de prolonger de six mois les négociations.

Selon l'accord de Genève, l'Iran a accepté de suspendre une partie de ses activités nucléaires contre une levée partielle des sanctions occidentales.

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