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Mondial-2014 - France-Suisse: L'entreprise de démolition de Giroud a payé

20/06/2014 05:02 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Olivier Giroud, auteur d'un but, d'une passe décisive et d'un travail de sape acharné sur la défense suisse, a largement contribué à l'écrasante victoire de l'équipe de France (5-2), lors du choc du groupe E du Mondial qui a tourné bien court, vendredi à Salvador de Bahia.

Il avait commencé la compétition un peu chafoin en apprenant qu'Antoine Griezmann avait eu la préférence de Didier Deschamps pour l'entrée en lice des Bleus dans le Mondial contre le Honduras (3-0). Giroud avait pourtant revendiqué cette place de titulaire.

Et Giroud a eu sa chance contre les Suisses, Deschamps estimant -à juste titre- que son physique imposant et son jeu de tête souvent efficace serviraient de contrepoids à la charnière axiale musclée Djourou-Van Bergen et permettrait à Benzema de bénéficier de plus d'espaces sur le côté gauche.

Le choix tactique du sélectionneur a été payé au centuple.

La première action importante du numéro 9 des Bleus fut accidentelle, avec un pied haut en pivot qui heurtait le visage de Van Bergen contraint de sortir, remplacé par Senderos (9e).

Un coup du pour la Nati, qui allait ensuite voir les anciens "Gunners" Djourou et Senderos se faire dominer de la tête et des épaules par l'actuel buteur d'Arsenal. Arsène Wenger a dû apprécier...

N'hésitant pas à presser et à tacler pour gêner les relances suisses, Giroud fut à l'origine et à la conclusion de l'action du premier but français, en contrant une passe de Rodriguez, qui a profité à Valbuena dont le centre était dégagé en corner par Djourou devant Benzema.

Sur le coup de pied arrêté de Valbuena (12e passe décisive en Bleu), le stoppeur était en revanche dépassé en hauteur par Giroud, dont le temps de suspension fur "jordanesque" pour placer une tête puissante à peine ralentie par la main de Benaglio (1-0, 17e).

- Et 9 qui font 100 -

Auteur de son 9e but en 32 sélections, le natif de Chambéry inscrivait également pour l'histoire le 100e but français en Coupe du monde. Il pouvait courir de joie vers le banc français levé comme un seul homme vers lui.

En 17 minutes, l'entreprise de démolition de Giroud avait déjà fait son oeuvre. Le deuxième but, celui du break, ne mit que 66 secondes à être inscrit. Matuidi, redevenu enfin l'infatigable Marathon Man qu'on connaît, assommait l'adversaire d'un tir bien placé au premier poteau, à la conclusion d'une passe en profondeur de Benzema (2-0, 18e).

Euphoriques, les Bleus manquaient de mettre définitivement KO la Suisse, avec un penalty obtenu mais manqué par Benzema, tandis que Debuchy trouvait la transversale sur la même action (31e).

Finalement, et dans un registre encore différent, c'est Giroud qui, bien lancé par Varane, eut encore le geste juste pour trouver Valbuena qui n'a plus eu qu'à pousser le ballon au fond des filets (40e).

Dans ce scénario parfait et assez impensable avant la rencontre, le seul bémol à apporter à la performance de Giroud fut un peu d'approximation dans les contrôles et remise et, de façon plus regrettable, son manque d'automatismes avec Benzema, malgré quelques passes par-ci, par-là.

En seconde période, le Madrilène trouva par deux fois le Londonien, mais c'est à la finition que Giroud péchait (48e, 55e).

Qu'importe, remplacé à la 63e minute par Pogba, l'attaquant français savait qu'il avait pleinement rempli sa mission et pouvait constater l'étendue des dégâts chez les Suisses avec deux buts supplémentaires de Benzema et Sissoko.

"Cette victoire est belle quand même. J'ai tout donné, tout le monde donne tout. C'est une affaire à suivre", pouvait-il se féliciter à l'issue du match.

nip/fbx

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