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Mondial - L'Amérique latine s'amuse bien au Brésil

20/06/2014 02:30 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

L'Amérique latine continue à bien s'amuser au Brésil et après le Chili mercredi, la Colombie jeudi, c'est le Costa Rica vendredi qui a fêté sa qualification pour les huitièmes de finale du Mondial.

. Les étoiles

Les "Ticos" du Costa Rica peuvent s'appuyer sur plusieurs joueurs clés. Lors du premier match remporté contre l'Uruguay (3-1), Joel Campbell a pu faire apprécier sa vitesse et son sens du dribble. Contre l'Italie (battue 1-0) vendredi, c'est le capitaine Bryan Ruiz qui a démontré son sens du timing avec une jolie tête. Il ne faut pas oublier Cristian Bolaños, à l'initiative du mouvement qui amène le but.

Avec Sanchez (Barcelone) et Vidal (Juventus), la "Roja" du Chili peut ainsi s'appuyer sur deux joueurs expérimentés et habitués au plus haut niveau.

La Colombie, elle, est privée de sa plus grande star, Falcao, blessé à un genou en janvier.

Mais avec James Rodriguez (Monaco) et Cuadrado (Fiorentina), elle dispose elle aussi de deux détonateurs de classe mondiale.

Avec déjà deux buts et une passe décisive, "James" est d'ailleurs en train de réussir un début de Mondial parfait et de confirmer sa très bonne première saison monégasque. Cuadrado, infernal depuis le début du tournoi, a lui déjà donné trois passes décisives.

. Les soldats

Derrière ces quelques vedettes, ces trois équipes sont composées de joueurs disciplinés et travailleurs.

Le gardien du Costa Rica Keylor Navas a ainsi fait valoir des gants très sûrs face au maître es-coup franc de l'Italie Andrea Pirlo.

Héritier de Marcelo Bielsa, le coach de l'autre "Roja" Jorge Sampaoli dernier a livré après la victoire contre le champion du monde espagnol (2-0) le premier ingrédient de son Chili: "Si nous gardons cette humilité et ce sens du sacrifice, si on continue à être collectif, on sera dangereux pour tous les pays", a-t-il dit.

Mais son équipe est également rapide et technique, comme l'est la Colombie de José Pekerman.

Solides derrière avec Zapata et le vieux Yepes (38 ans), qui a fêté contre la Côte d'Ivoire sa 100e sélection, les Cafeteros vont vite en contre et peuvent compter sur beaucoup d'atouts offensifs.

En plus de James et Cuadrado, Pekerman dispose ainsi de Quintero, buteur jeudi, ou de Jackson Martinez, remplaçant pour l'instant. Après James et bien sûr Falcao, les deux hommes sont les symboles de la connexion Colombie-FC Porto.

Enfin, la Colombie a avec David Ospina un gardien discret mais très rassurant.

. Enthousiastes et enthousiasmantes

Parés principalement de rouge (les couleurs dominantes du drapeau par rapport au bleu et blanc), les supporters Costariciens ont amené de la couleur et de la folie dans les travées, avec perruques délirantes, capes de super-héros et masques de catcheurs pour certains.

Avec leurs maillots jaunes Brésil, les Colombiens ont eux aussi très largement participé à l'ambiance de fête de ce début de Mondial.

A Belo Horizonte et Brasilia, les supporters "cafeteros" ont été archi-dominants dans les tribunes et ont accompagné de leurs chants le jeu sans complexe de leur équipe, qui a de son côté fêté ses buts avec des célébrations qui ont déjà fait le tour du web.

Pour la Colombie, qui a assumé son statut de tête de série, le Mondial brésilien est déjà une réussite. Elle avait déjà atteint les huitièmes de finale une fois, en 1990, mais c'est la première fois qu'elle gagne plus d'un match dans une Coupe du monde.

Les supporters chiliens ont eux aussi fait beaucoup de bruit avec leur "Chi Chi Chi ! Le Le Le ! Viva Chile !" et ont mis du rouge partout dans les tribunes de Cuiaba et du Maracana à Rio.

Déjà huitièmes de finalistes en 1998 puis en 2010 avec Bielsa, les Chiliens peuvent peut-être voir plus haut. Mais il leur reste une finale du groupe C face aux Pays-Bas avant un éventuel huitième de finale contre le Brésil.

stt-pgr/dhe

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