NOUVELLES

Irak: l'ONU se mobilise pour aider plus d'un million de déplacés

20/06/2014 07:21 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Les agences humanitaires de l'ONU accroissent leur aide pour soutenir plus d'un million de déplacés en Irak alors que l'insécurité croissante rend plus difficile leur tâche, ont-elles indiqué vendredi.

Une réunion à huis clos avec les pays donateurs a lieu vendredi à l'ONU Genève afin de coordonner l'aide internationale, a indiqué un porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Jens Laerke, à Genève.

L'ONU publiera la semaine prochaine un nouvel appel de fonds pour l'Irak face à l'augmentation des besoins. L'appel en cours de 105 millions de dollars est financé seulement à hauteur de 14%, a-t-il ajouté.

En attendant, l'ONU, qui est en train de déployer davantage de personnel humanitaire sur le terrain, puise sur ses fonds d'urgence pour envoyer plus d'aide.

Les insurgés sunnites menés par l'Etat islamique en Irak et au Levant(EIIL) ont lancé le 9 juin une vaste offensive et ont conquis de larges portions de territoires dans quatre provinces du Nord et de l'Est du pays, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale.

Selon l'ONU, environ 500.000 personnes ont été déplacées par les combats dans la région d'Al-Anbar (province sunnite, frontalière de la Syrie) depuis le début de l'année. En outre, près d'un demi-million ont fui les récents combats à Mossoul (nord, deuxième ville du pays) et des dizaines de milliers d'autres ont quitté les gouvernorats de Diyala (est) et de Salaheddine (nord).

Le Programme alimentaire mondial (PAM) espère aider pour l'instant 43.500 déplacés, en plus des 240.000 que l'organisation aidait déjà avant les combats de juin. Alors que près de 300.000 habitants de Mossoul se sont réfugiés au Kurdistan irakien, le PAM craint un manque d'essence et une augmentation des prix dans la région. Un premier avion transportant de l'aide est arrivé à Erbil mardi et des camions acheminent aussi des denrées alimentaires parviennent aussi dans la région, a expliqué une porte-parole du PAM, Elisabeth Byrs.

"Le défi maintenant c'est l'insécurité. Il est difficile de rejoindre les déplacés qui bougent maintenant chaque jour", a-t-elle dit.

Une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, Fadela Chaïb, a indiqué que le gouvernement du Kurdistan irakien a demandé l'aide de l'OMS face au manque de médicaments et de matériel médical. "Avant cette crise, tout cela arrivait de Bagdad, mais à cause de cette violence qui a commencé récemment, beaucoup de convois n'arrivent pas dans cette région", a-t-elle expliqué.

Le HCR s'est dit pour sa part préoccupé par la situation des quelques 5.000 réfugiés syriens qui vivent dedans ou dans les alentours du camp de Al-Qaem (près de la frontière syrienne). "La nuit dernière, des affrontements militaires se sont produits. Beaucoup de réfugiés souhaitent repartir en Syrie", a déclaré un porte-parole, Adrian Edwards.

apo/pjt/fw

PLUS:hp