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Election très disputée, dimanche, du grand rabbin de France

20/06/2014 03:42 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les communautés juives liées au Consistoire éliront dimanche, pour sept ans et parmi six candidats, un nouveau grand rabbin de France, plus d'un an après le scandale qui a provoqué la chute de Gilles Bernheim.

Mis en cause pour avoir plagié divers textes et prétendu à tort être agrégé de philosophie, cet intellectuel reconnu, grand rabbin de France depuis 2009, avait démissionné en avril 2013. Ces accusations avaient suscité une onde de choc dans la première communauté juive d'Europe, forte de 500.000 à 600.000 membres.

L'intérim a été assuré par le grand rabbin de Paris Michel Gugenheim et le directeur de l'école rabbinique Olivier Kaufmann, ce dernier briguant la succession de Gilles Bernheim face à cinq autres prétendants.

Le grand rabbin de France sera choisi par 300 grands électeurs, membres de l'assemblée générale du Consistoire central (rabbins et représentants des communautés régionales et locales).

L'hebdomadaire Actualité juive voit trois favoris: Olivier Kaufmann, Haïm Korsia, aumônier général des armées, et Alain Senior, rabbin de Créteil, en région parisienne.

"Nous sommes dans une élection sans sortant, le jeu est forcément plus ouvert", a expliqué à l'AFP le président du Consistoire central, Joël Mergui, soulignant que les prétendants "sont tous respectueux de ce qu'on appelle la +halakha+, la loi juive, et issus de la même école, le Séminaire israélite de France".

Mis en place en 1808 par Napoléon, le Consistoire central israélite de France n'est plus reconnu par l'ensemble de la communauté, certaines synagogues se réclamant d'autres courants indépendants (libéraux, massortis, ultra-orthodoxes).

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