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Dette argentine : Kirchner réclame une négociation "juste et équitable"

20/06/2014 04:22 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

La présidente argentine Cristina Kirchner a exigé jeudi de la justice des Etats-Unis une négociation "juste et équitable" dans son litige l'opposant à deux fonds spéculatifs pour lequel son pays a été condamné à verser plus d'un milliard de dollars.

"Nous avons le droit et le devoir de participer à une négociation juste et équitable, qui nous garantisse la possibilité de mener cette négociation", a déclaré la présidente de centre gauche au cours d'une cérémonie à Rosario, à 300 km au nord de Buenos Aires.

Mme Kirchner a fait de nouveau état de la volonté de son gouvernement de trouver un accord sur les impayés de sa dette souveraine depuis le moratoire consécutif à la crise de 2001 dans le pays.

"Nous voulons honorer 100% des créanciers, les 92,4% qui ont renégocié en 2005 et 2010 et ceux qui ne l'ont pas fait. Nous leur demandons seulement des conditions équitables", a-t-elle insisté.

Depuis la faillite de 2001, Buenos Aires rembourse progressivement sa dette d'environ 100 milliards de dollars contractée auprès de 93% des créanciers privés qui ont consenti en 2005 et 2010 une remise de dette d'environ 70%.

Mais les 7% restant, des fonds spéculatifs, ont refusé cet accord et eu recours à l'option judiciaire pour réclamer 100% de la valeur nominale de bons qu'ils avaient achetés à bas prix.

En début de semaine, la Cour suprême des Etats-Unis a confirmé un jugement prononcé par un magistrat de New York contraignant l'Argentine à rembourser 1,4 milliard de dollars aux fonds "vautours" NML Capital et Aurelius Management.

L'Argentine assure que ce règlement risquerait de faire boule de neige et que les autres fonds ayant refusé les restructurations de la dette argentine pourraient exiger le même traitement. Ce seraient alors 15 milliards de dollars supplémentaires dont devrait s'acquitter l'Argentine, ce qui la placerait en défaut de paiement.

Le gouvernement argentin a fait part de son intention de négocier avec le juge ayant prononcé la décision, Thomas Griesa.

"Ici, la bonne foi ne manque pas et nous l'avons démontré en honorant nos dettes", a insisté la présidente Kirchner.

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