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Choléra en Haïti: Ban cité à comparaître, selon des avocats de victimes

20/06/2014 07:26 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT
AP

Les avocats de victimes de l'épidémie de choléra en Haïti, qui aurait été réintroduit dans ce pays par des Casques bleus népalais et qui a fait plus de 8.500 morts depuis 2010, ont sommé vendredi le secrétaire général de l'ONU de comparaître devant la justice.

Selon ces avocats, une citation à comparaître a été remise en mains propres à Ban Ki-moon quand il est entré vendredi à l'Asia Society à Manhattan, où il s'est exprimé au sujet de la Syrie et de l'Irak.

Mais un porte-parole de l'ONU a démenti auprès de l'AFP que cette citation lui ait été remise, affirmant que les agents de sécurité du patron de l'ONU étaient intervenus et que M. Ban n'était pas obligé de se présenter au tribunal de Brooklyn en question.

Stanley Alpert, avocat des victimes, accuse M. Ban et les Nations unies de "faire l'autruche dans ces procédures depuis des mois".

Une plainte a été déposée contre l'ONU en mars auprès d'un tribunal fédéral à Brooklyn, réclamant que l'ONU reconnaisse sa responsabilité, indemnise les victimes et fournisse les soins nécessaires.

Depuis le début de l'épidémie en 2010, environ 700 000 personnes sont tombées malades, dont plus de 8 500 sont mortes.

En juin 2011, une étude publiée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avait conclu que le choléra, qui avait disparu en Haïti depuis 150 ans, y avait été réintroduit par des Casques bleus népalais déployés dans le pays pour venir en aide à la population après le tremblement de terre dévastateur de janvier 2010.

Mais l'ONU n'a jamais reconnu sa responsabilité dans l'épidémie, estimant impossible de déterminer formellement l'origine de la maladie.

En octobre, cinq Haïtiens victimes de la maladie ont également déposé une plainte contre l'ONU devant un tribunal de New York.

Mais le département d'Etat et l'ONU affirment que les Nations unies et leur mission en Haïti bénéficient d'une immunité judiciaire.

"Ils (les responsables des Nations unies, ndlr) doivent maintenant comparaître devant un tribunal fédéral et expliquer pourquoi ils pensent qu'ils bénéficient d'une immunité et n'ont pas à répondre de cette responsabilité reconnue", a estimé vendredi l'avocat Me Tim Howard.

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