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Algérie: un consensus est "possible" sur la révision de la Constitution

20/06/2014 01:42 EDT | Actualisé 20/08/2014 05:12 EDT

Le chef de cabinet de la présidence algérienne, Ahmed Ouyahia, a estimé vendredi qu'un "consensus" était possible sur le projet de la révision de la Constitution, alors que l'opposition boycotte les concertations.

"Nous ne sommes qu'à mi-chemin. Le processus est encore long (...). Nous pouvons dire qu'un consensus autour de la révision de la Constitution est possible", a déclaré M. Ouyahia, cité par l'agence de presse APS.

Ce dernier a lancé le 1er juin des consultations qui doivent durer jusqu'au 8 juillet, mais qui restent boycottées par la plupart des partis d'oppositions et plusieurs personnalités.

"Le consensus est possible vu que que l'opposition réclame le changement et M. Bouteflika avait annoncé ce même objectif dans son discours" après sa réélection en avril pour un quatrième mandat de 4 ans, a insisté M. Ouyahia.

Les portes de la présidence "sont ouvertes aux parties ayant boycotté les consultations (...) pour qu'elles puissent présenter leurs propositions et exprimer leurs positions, même si ces dernières sont opposées la position du pouvoir", a ajouté M. Ouyahia.

Le responsable a toutefois rejeté l'idée d'une transition démocratique, réclamée par l'opposition.

"L'Algérie d'aujourd'hui est un Etat aux institutions démocratiques et n'a nullement besoin de période de transition", a déclaré M. Ouyahia, ajoutant que cette idée était "l'une des plus dangereuses formes d'opposition au pouvoir".

Une coalition de l'opposition en Algérie a appelé le 10 juin à une transition démocratique pour instaurer "un système politique légitime" dans le pays.

Elle a présenté son projet lors d'une conférence à laquelle ont pris part la majorité des formations politiques et personnalités influentes de l'opposition, des islamistes aux laïcs en passant par les nationalistes.

Le projet de révision de la Constitution soumis aux concertations propose essentiellement le retour à une limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.

Cette disposition avait été levée en 2008 pour permettre à M. Bouteflika de briguer un 3e puis un 4e mandat, malgré les séquelles d'un AVC subi en avril 2013 qui a réduit ses capacités de mobilité et d'élocution.

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