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Une jeune artiste afghane retourne aux États-Unis après avoir été menacée

19/06/2014 11:16 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - Une jeune Afghane dont l'amour de la peinture a touché les médecins américains qui lui ont installé un bras artificiel est retournée aux États-Unis, jeudi, après que sa nouvelle célébrité eut fait d'elle une cible dans son pays d'origine.

Shah Bibi Tarakhail est arrivée à l'aéroport international de Los Angeles jeudi matin en provenance de Kaboul, après un long voyage.

Elle a obtenu un visa de six mois aux États-Unis, mais l'organisation qui l'accueille, Children of War Foundation, souhaite qu'elle obtienne la résidence permanente, peut-être en tant que réfugiée politique.

Une responsable de l'organisation, Amel Najjar, a expliqué que toute l'attention reçue par la petite fille lors de son précédent séjour aux États-Unis pour ses traitements avait fait d'elle une cible des extrémistes en Afghanistan, qui ont critiqué son exposition à la culture occidentale.

Le père de Shah Bibi a déclaré à l'organisation que sa fille et lui se cachaient, séparés du reste de la famille, depuis le retour la fillette en Afghanistan en avril. Mais l'enfant était si déprimée qu'elle a fini par être hospitalisée.

«Le père nous a appelé il y a une semaine en disant qu'elle était à l'hôpital près de la frontière pakistanaise et que sa vie était en danger», a raconté Mme Najjar. «Son père a dit: "Je ne peux plus m'occuper d'elle et elle devrait quitter le pays rapidement".»

La petite fille a perdu son bras droit l'an dernier quand elle a ramassé un grenade après un affrontement entre des soldats américains et des talibans dans son village près de la frontière pakistanaise. L'explosion, qui a tué son frère, l'a aussi privée de l'usage de son oeil droit.

Quand les médecins de l'hôpital Shriners pour enfants à Los Angeles lui ont installé une prothèse pour remplacer son bras manquant, Shah Bibi s'est rapidement adaptée et a recommencé à peindre, en affirmant que c'était son passe-temps préféré.

À son retour aux États-Unis, jeudi, les médecins ont constaté que sa prothèse avait perdu une courroie, mais que la fillette n'avait rien perdu de son talent pour la peinture.

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