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Soudan du Sud: 95.000 réfugiés dans les bases de l'ONU, chiffre record

19/06/2014 03:37 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Quelque 95.000 civils sont réfugiés dans des bases de l'ONU au Soudan du Sud, un chiffre record depuis le début du conflit en décembre 2013, a annoncé jeudi l'ONU.

Plus de 30.000 personnes ont trouvé refuge dans les bases de l'ONU à Juba, la capitale, tandis que les Casques bleus protègent désormais 18.000 civils à Malakal (Etat du Haut-Nil, nord-est) et près de 38.000 à Bentiu (Etat d'Unité, nord), a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

"Il s'agit du nombre le plus élevé enregistré depuis le début de la crise à la mi-décembre" 2013, a-t-il souligné.

Selon la Mission de l'ONU au Soudan du Sud (Minuss), le plupart des nouvelles installations construites par l'ONU pour accueillir l'afflux de civils dans ses bases sont désormais terminées ou en passe de l'être, a indiqué le porte-parole. A Malakal, 7.000 personnes sont installées dans les nouveaux locaux. Le relogement doit commencer cette semaine à Juba et à la fin du mois à Bor.

Le renforcement des effectifs de la Mission se poursuit également, avec l'arrivée sur place de 800 soldats rwandais, pour la plupart déployés à Malakal. Trois cents Casques bleus ghanéens ont été déployés essentiellement à Bentiu et deux bataillons éthiopiens, soit 1.700 hommes, sont attendus dans les prochains jours.

Le Conseil de sécurité avait décidé fin décembre de doubler les effectifs de la Minuss en envoyant 6.000 Casques bleus supplémentaires, prélevés notamment sur d'autres missions de maintien de la paix.

Le conflit dans le plus jeune pays de la planète - et un des plus pauvres - a commencé le 15 décembre et fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts (aucun bilan précis n'a été communiqué), forçant plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.

Les premiers combats avaient éclaté le 15 décembre à Juba, puisant leur origine dans la rivalité politique entre le président Salva Kiir et et son ex-vice président Riek Machar. Le conflit s'est rapidement étendu à tout le pays, sur fond de massacres ethniques et d'atrocités commis par les deux camps.

avz/are

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