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Peter Peter aux FrancoFolies: version II (PHOTOS)

19/06/2014 12:26 EDT | Actualisé 19/06/2014 12:35 EDT
David Kirouac

MONTRÉAL – Il y a exactement un an, nous avions rencontré Peter Peter à la salle de presse des FrancoFolies pour jaser de musique, bien entendu. Le Montréalais originaire de Québec connaissait une année fort stimulante: belle réception d’album, nomination au prix Polaris ainsi qu’une récente signature avec Arista France, la nouvelle filiale de Sony. La vie était belle. Et 364 jours plus tard, on le retrouvait sur la scène Ford, l’une des plus grosses scènes de l’événement.

Une année c’est assez pour réaliser que le ton a changé dans le spectacle de Peter Peter. Peut-être se sentait-il obligé de proposer une prestation quelque peu différente. Peut-être est-ce d’abord le fait que ce concert soit bien rodé. Peu importe la raison, la transformation est significative. La musique nous paraît flotter un peu plus que celle entendue au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME), au Club Soda en février 2013 ou encore aux précédentes FrancoFolies. C’est plus fluide. Proposition probablement plus mûrie, plus assumée.

Cela dit, sur une scène extérieure dans un si vaste environnement, difficile de juger vraiment des améliorations. Il existe tellement de variables incontrôlables pour les artistes qui se produisent ainsi dans un festival.

Évidemment, il est toujours «un brin romantique, un brin nostalgique, le jeune homme à l'allure de rockstar hipster». À ce sujet, il ne fait pas s’inquiéter.

Il y a pire comme tristesse

Le jeune chanteur a ouvert le bal avec la douce Homa, pièce issue de son disque homonyme paru en 2011. Guitare électrique au cou, il était accompagné de son saxophoniste. Audacieux comme morceau d’introduction devant quelques milliers de personnes. Mais c’est passé assez bien.

L’auteur-compositeur-interprète a envoyé ensuite Une version améliorée de la tristesse, titre de son dernier album (automne 2012). Version justement transformée par rapport à ce qu’il proposait l’an passé. Plus jazzy (le saxophone teintant beaucoup la chanson) comme approche. Le chanteur était sensiblement moins d’attaque, mettant l’accent sur une ambiance de flottement. Bon, Peter Peter a néanmoins toujours un fond rock et le tout est toujours très perceptible, notamment avec ces lignes de guitare électrique plaignante.

Par la suite est venue l’une de ses meilleures compositions, Tout prend son sens dans le miroir. Belle cadence. Belle hargne. Belle orchestration. Sauf que le son a franchement quelque chose d’étouffé à la hauteur des marches qui mènent à l’esplanade de la Place des arts. Pas top comme sonorisation.

En cinquante minutes, Peter Peter et ses quatre musiciens ont offert une dizaine de pièces. Mentionnons Beauté baroque, Tergiverse, Réfractaire (qui manquait un peu de conviction dans l’interprétation), Réverbère («chanson pour les filles»), Le monde n’y peut rien (autre chanson pour une demoiselle de Montréal), Caroussel et Les chemins étoilés.

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