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Les Etats-Unis se préoccupent de l'Irak, pas de Maliki (Kerry)

19/06/2014 08:05 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis se préoccupent du sort de l'Irak menacé par des jihadistes sunnites, pas de son Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, a affirmé le secrétaire d'Etat John Kerry dans une interview diffusée jeudi par NBCNews.

Le chef de la diplomatie américaine a également tempéré ses déclarations faites cette semaine sur une possible "coopération" avec l'Iran sur le dossier irakien.

"J'insiste: ce que les Etats-Unis font regarde l'Irak. Il ne s'agit pas de Maliki", a déclaré M. Kerry, alors que Washington multiplie ses critiques contre le Premier ministre irakien.

"Rien de ce que le président (américain Barack Obama) décidera de faire sera focalisé sur le Premier ministre Maliki. C'est focalisé sur le peuple irakien", a martelé le secrétaire d'Etat, dans cet entretien réalisé mercredi par la télévision NBCNews.

Il a répété que "les Etats-Unis étaient profondément préoccupés par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), plus radical qu'Al-Qaïda et qui menace les intérêts des Etats-Unis et de l'Occident".

Interrogé sur une possible "collaboration main dans la main" avec l'Iran sur la crise irakienne, M. Kerry l'a exclue.

"Non, nous ne sommes pas assis en train de nous demander si nous allons faire cela. Ce n'est pas sur la table", a répondu John Kerry.

Lundi, dans un entretien à Yahoo News, il s'était dit ouvert à une collaboration avec l'Iran, avant que son administration écarte toute coopération militaire entre Washington et Téhéran.

Les deux gouvernements, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis 34 ans, ont parlé du dossier irakien mardi à Vienne, en marge des négociations entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de Téhéran.

"Ce qui nous intéresse c'est de communiquer avec les Iraniens pour qu'ils sachent clairement ce que nous pensons et que nous sachions clairement ce qu'ils pensent", a expliqué le ministre américain.

Le Premier ministre irakien Maliki se retrouve sous le feu de critiques américaines mettant en cause sa politique confessionnelle dans la crise qui secoue son pays, au moment où le président Obama examine ses options pour aider Bagdad face à l'EIIL.

nr/sam

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