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Le Japon et la Grèce font match nul 0-0, demeurent en vie dans le groupe C

19/06/2014 08:11 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

NATAL, Brésil - La Grèce, qui a dû se défendre à 10 joueurs après que le capitaine Costas Katsouranis se soit fait expulser à la 38e minute pour avoir écopé un deuxième carton jaune, s'est contenté d'un match nul de 0-0 contre le Japon, jeudi, leur permettant du même coup de demeurer temporairement en vie dans le groupe C de la Coupe du monde de soccer.

Ce résultat a également confirmé l'accession de la Colombie à la prochaine ronde.

Les deux équipes ont envoyé de nouveaux attaquants dans la mêlée, dans l'espoir de générer plus de chances de marquer et peut-être même d'obtenir une victoire. Elles n'ont toutefois pas oublié l'objectif principal de cette rencontre — qui consistait à survivre —, et c'est ce qu'elles ont fait alors qu'il leur reste un match à disputer chacune dans cette phase de groupe. Le Japon aurait été éliminé s'il s'était incliné.

Après l'expulsion de Katsouaranis à la suite d'un duel robuste avec Makoto Hasebe, la Grèce s'est repliée sur elle-même et s'est accrochée. La Grèce avait encaissé trois buts dans une défaite contre la Colombie et, même si elle devait se défendre à 10 hommes, semblait mieux organisée contre le Japon.

«Mes joueurs ont été brillants, a déclaré l'entraîneur grec Fernando Santos. Ils ont travaillé avec acharnement après le carton rouge. N'eût été du carton rouge, nous aurions probablement remporté le match.»

Katsouranis sera suspendu lors du dernier match de la phase de groupe de la Grèce, contre la Côte d'Ivoire.

Les choses se sont aggravées pour la Grèce quelques minutes seulement après l'expulsion de Katsouranis. Elle s'est regroupée dans son territoire pendant la majeure partie de la deuxième demie, permettant au Japon d'afficher un impressionnant taux de possession du ballon de 68 pour cent.

«Ce fut un très mauvais début de match, a commenté le défenseur grec Sokratis Papastathopoulos. Mais nous avons récolté un point et avons gardé l'espoir... si les choses se déroulent bien, alors nous obtiendrons trois points lors du prochain match — et si Dieu décide que nous sommes éliminés à cause de l'autre résultat, alors ça me va.»

Le Japon, qui a été malmené physiquement par la Côte d'Ivoire dans son premier match de la phase de groupe, a de nouveau été confronté à un adversaire plus imposant, plus puissant et beaucoup plus grand que lui.

Il s'est porté à l'attaque en deuxième demie et a obtenu quelques chances de marquer.

La meilleure s'est produite à la 68e minute, lorsque Shinji Kagawa a récupéré une longue passe lobée d'Atsuto Uchida, avant de refiler le ballon dans l'axe à Yoshito Okubo, qui a décoché une volée au-dessus du filet.

Le gardien grec Orestis Karnezis a aussi été contraint d'effectuer un plongeon pendant les temps d'arrêt pour préserver le match nul et le point de classement.

L'entraîneur-chef du Japon Alberto Zaccheroni s'est dit frustré que ses hommes n'utilisent pas leur vitesse pour exploiter les failles de la formation grecque, qui évoluait à 10 joueurs. Un gain contre la Colombie ne garantira pas un laissez-passer aux Japonais pour le prochain tour du tournoi. Si la Côte d'Ivoire défait la Grèce, le Japon rentrera à la maison.

«Nous avons été trop lents, a reconnu Zaccheroni. Ce n'est pas un résultat positif. Nous avions absolument besoin d'une victoire.»

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