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Kenya: cinq personnes soupçonnées d'implication dans les dernières attaques abattues (ministère)

19/06/2014 11:58 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

Les services de sécurité kényans ont abattu cinq personnes soupçonnées d'être impliquées dans les deux attaques meurtrières perpétrées ces derniers jours près de la côte touristique, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

Dans un communiqué diffusé sur son compte Twitter, le ministère a indiqué que cinq "assaillants présumés" ont été "abattus alors qu'ils s'échappaient", ajoutant que trois fusils d'assaut AK-47 avaient été saisis, de même que des munitions.

Une soixantaine de personnes avaient été tuées dans deux raids nocturnes dimanche et lundi, dans la localité de Mpeketoni et dans un village voisin, dans la région côtière (est) de l'archipel touristique de Lamu.

Un haut responsable du comté de Lamu a confirmé à l'AFP que l'armée kényane s'était déployée dans la zone.

"Il y a eu une grande opération dans la zone de Bodahai, dans le comté de Lamu. Le gouvernement a déployé des soldats dans cette zone depuis ce (jeudi) matin", a-t-il indiqué.

Une source militaire a indiqué que des assaillants présumés avaient réussi à s'enfuir à l'issue d'un échange de tirs.

"D'autres se sont échappés après un échange de tirs avec nos hommes, mais cinq ont été tués", a indiqué ce gradé. "Ils étaient armés de fusils AK-47 et nous pensons qu'ils étaient impliqués dans les attaques".

Les islamistes somaliens shebab liés à Al-Qaïda, que l'armée kényane combat en Somalie, ont revendiqué ces attaques, mais le président kényan Uhuru Kenyatta a nié leur implication et accusé des "réseaux politiques locaux" liés à "des gangs criminels".

Le chef de la police, David Kimaiyo, a annoncé en outre que trois personnes étaient désormais inculpées en lien avec les derniers raids.

"Nous avons arrêté plusieurs suspects et avons déjà inculpé trois d'entre eux", a-t-il dit, assurant que tous les efforts étaient faits pour que "tous les suspects dans cette tragédie rendent des comptes" à la justice.

La police continue d'interroger d'autres suspects arrêtés après les attaques, a-t-il précisé.

Le raid de dimanche soir à Mpeketoni, qui a fait 49 morts, était l'opération la plus meurtrière et la plus spectaculaire depuis l'assaut par un commando shebab du centre commercial Westgate à Nairobi en septembre 2013, dans lequel au moins 67 personnes avaient été tuées.

Les survivants de l'attaque de Mpeketoni ont raconté que les assaillants se revendiquaient shebab, brandissaient un drapeau noir, parlaient somali et exécutaient exclusivement des hommes de confession chrétienne.

Les islamistes somaliens ont dit avoir agi en représailles aux opérations de l'armée kényane, qui les combat en Somalie au sein de l'Amisom, force de l'Union africaine comptant quelque 22.000 hommes.

mom-sas-tmo/de

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