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Julian Assange célèbre deux ans à l'ambassade équatorienne

19/06/2014 05:42 EDT | Actualisé 19/08/2014 05:12 EDT

LONDRES - Pour la seconde fois en deux ans, des journalistes ont été invités à l'ambassade équatorienne à Londres pour souligner l'anniversaire de la présence du fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange — un rassemblement qui pourrait bien devenir un événement annuel.

Vivre à l'ambassade de l'Équateur est le moyen qu'a trouvé M. Assange pour échapper à l'extradition en Suède, où il est recherché pour des allégations de crimes sexuels. Il est aussi recherché aux États-Unis pour avoir diffusé sur WikiLeaks des centaines de milliers de documents américains confidentiels.

Des supporters de M. Assange, dont un qui portait un crucifix à son effigie, scandaient des slogans à l'extérieur de l'ambassade. À l'intérieur, l'homme du jour a affirmé qu'il n'avait nullement l'intention de rentrer en Suède, parce qu'il n'avait aucune garantie qu'il ne serait pas ensuite remis aux autorités américaines.

Vêtu d'un complet et de chaussures de sport, il semblait détendu. Il a échangé quelques plaisanteries par vidéoconférence avec le ministre des Affaires étrangères de l'Équateur, Ricardo Patiño, tandis que les journalistes s'agglutinaient autour d'eux pour entendre.

M. Assange a rendu hommage à la résistance de l'Équateur aux pressions internationales grâce à laquelle il a «la liberté de travailler aujourd'hui».

Le ministre Patiño a déclaré aux journalistes que les négociations avec l'Angleterre à propos du sort de M. Assange étaient dans l'impasse, mais que l'Équateur ne tenterait pas de le forcer à retourner en Suède.

«Nous protégerons Julian Assange aussi longtemps qu'il sera nécessaire», a-t-il dit.

Le fondateur du site où ont été coulés des milliers de documents confidentiels jouissait d'une forme de liberté surveillée en Angleterre. Après avoir perdu un procès contre la plus haute cour britannique, toutefois, il a violé des conditions de sa liberté conditionnelle et fait une demande d'asile à l'ambassade équatorienne en juin 2012.

La police postée à l'extérieur de l'ambassade a reçu l'ordre de l'arrêter s'il met le pied à l'extérieur, ce qui ne devrait pas se produire.

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