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FrancoFolies: Envoûtante Émilie Simon (PHOTOS)

19/06/2014 12:10 EDT | Actualisé 19/06/2014 12:13 EDT
David Kirouac

C’est une foule aérée qui attendait la Française Émilie Simon au Club Soda mercredi soir pour son passage aux FrancoFolies de Montréal.

Car si la réputation de la multi-instrumentiste n’est plus à faire en Europe, aux États-Unis et même au Japon, elle reste encore chez nous un secret relativement bien gardé.

Mais qu'à cela ne tienne, son public québécois lui est dévoué et a mûri avec elle, depuis ses débuts avec son album éponyme en 2003, jusqu’à la sortie cette année de son 6e effort studio, Mue.

La salle a d’ailleurs nourri l’entrée en scène de la chanteuse de chaleureux applaudissements.

Silhouette s’avançant à contrejour, Émilie Simon s’est arrêtée au milieu de la scène, où la lumière s’est faite sur sa longue chevelure et sa petite robe bouffante vieux-rose.

C’était une image romantique que l’on avait devant les yeux, et ce sont justement sur les notes romantiques des pièces de Mue que le spectacle a débuté. Perdue dans tes bras a ouvert le bal, suivie de la chanson Des larmes et de Paris j’ai pris perpète.

«Je suis tellement contente d’être là ce soir, de vous retrouver», a confié celle qui revenait aux Francos pour une première fois en sept ans, juste avant d’offrir Encre, chanson qu’elle a écrite à Montréal, a-t-elle voulu préciser.

Entre pièces dépouillées et interprétations rock, une constante subsiste: cette voix envoûtante qui nous convainc d'acheter un billet de concert d’Émilie Simon. Tour à tour emportée dans des graves feutrées et perchée dans des aiguës cristallines, c’est l’instrument maître de toutes ses chansons.

N’ayant besoin de presque aucun accompagnement sur The Eye of the Moon et Les étoiles de Paris, la voix d’Émilie se superpose audacieusement au rock puissant de pièces comme Dreamland ou Rainbow.

La chanteuse n’a pu passer à côté de la toujours belle Désert, issue de son premier album, que le public ne se lasse jamais de retrouver.

La pop singulière de la Française tire également sa force de ses influences variées. Teintée de disco et de funk sur l’accrocheuse et dansante Menteur, premier extrait de son plus récent album, elle a plutôt pris des accents «sixties» sur I Call it Love, savoureuse ballade écrite pour le film La délicatesse.

Point d’orgue du spectacle, I Wanna Be Your Dog s’est esquissée entre voix douce et guitare étouffée, avant d’éclater dans un rock hyper accrocheur.

Quand vient le jour a terminé le spectacle, et c’est sous des applaudissements qui ont mis du temps à s’évanouir qu’Émilie Simon est sortie de scène.

La chanteuse est vite revenue boucler la boucle avec un rappel tout en romance. Sa version de Wicked Game de Chris Isaak a montré encore une fois les prouesses vocales dont elle capable, puis elle a clos la soirée dans un murmure sur les dernières paroles des Amoureux de minuit.

Jérôme Minière en première partie

Dans une courte première partie, Jérôme Minière a présenté son univers quelque peu décalé, où une «bossa nova qui parle d'Adolf Hitler» ne semble pas chose surprenante. Avec sa pop cérébrale, toute la place est laissée aux paroles, soulignées de boucles musicales simples. Jérôme Minière a profité de l'occasion pour offrir de nouveaux titres, qu'il enregistrera cet automne.

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