QUÉBEC - La concurrence féroce des sites illégaux de poker en ligne, et le besoin de hausser ses profits, forcent Loto-Québec à étudier de nouvelles avenues. La société d'État envisage maintenant d'offrir une licence aux sites tels Poker Stars, en retour de juteux revenus.

«Dans le respect du Code criminel canadien, nous cherchons maintenant à voir s'il n'y aurait pas des alternatives pour nous», explique la porte-parole de Loto-Québec, Marie-Claude Rivet.

Loto-Québec tente d'augmenter ses revenus, alors qu'elle peine à verser les dividendes exigés par le gouvernement québécois. En 2013, la société d'État a enregistré des profits en baisse de 10,5%. Ses dividendes étaient également en baisse de 139 millions$, à 1,055 milliard$.

Une de ces alternatives serait une «entente contractuelle» avec les principaux sites de poker illégaux, ajoute Marie-Claude Rivet. Un peu à l'image des loteries dans les dépanneurs, Loto-Québec signerait des ententes commerciales avec les sites web illégaux. Ceux-ci opéreraient désormais dans la légalité et empocheraient un revenu. Les profits, eux, seraient versés à Loto-Québec.

Pour le moment, seule Loto-Québec peut opérer légalement un site de poker en ligne au Québec. Mais des parts de marché importantes lui échappent.

«Il est très difficile pour Loto-Québec d'arriver à canaliser l'offre de jeu en ligne dans une proportion significative», dit Marie-Claude Rivet.

Loto-Québec accapare uniquement 10% à 12% des jeux de casino en ligne au Québec, incluant le poker et d'autres jeux d'argent. Impossible, de connaître la part de marché de Loto-Québec pour le poker uniquement. La société d'État offre des jeux en ligne depuis 2010.

La société montréalaise Groupe de jeux Amaya, qui a racheté Poker Stars et Full Tilt Poker la semaine dernière pour 4,9 milliards$, pourrait être la première entreprise à bénéficier d'une telle licence.

L'entreprise est déjà un fournisseur de Loto-Québec pour des appareils dans ses casinos. Marie-Claude Rivet précise toutefois que les pourparlers avec Amaya n'en sont qu'à leurs «balbutiements». «Ce n'est pas très avancé au moment où on se parle», dit-elle.



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  • Équilibre budgétaire en 2015-2016

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  • Le déficit sera plus élevé

    En 2014-2015, le déficit dépassera de 600 millions $ l'objectif fixé par le gouvernement précédent (1,75 milliard $) pour atteindre finalement 2,35 milliards $, conséquence d'une baisse de revenus.

  • Le tarif des garderies sera indexé

    Le gouvernement confirme son engagement d'annuler la hausse prévue de 2 $ par jour des frais de garde, décrétée par le gouvernement Marois. Le tarif quotidien des garderies à 7 $ sera plutôt indexé à 7,30 $ le 1er octobre. On prévoit créer cette année 6300 places en garderie.

  • Hausse de la taxe sur le tabac

    La taxe sur le tabac augmente de 4 $ par cartouche de 200 cigarettes.

  • Hausse de la taxe sur l'alcool

    La taxe sur l'alcool est revue à la hausse: 0,05 $ de plus par bouteille de bière et 0,24 $ par bouteille de vin. Par contre, au restaurant et dans les bars, la taxe sera revue à la baisse: 0,07 $ de moins la bouteille de bière et 0,92 $ la bouteille de vin.

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    Québec impose un régime-minceur à l'appareil de l'État: divers engagements pris par le gouvernement précédent seront réévalués, les directions régionales du ministère de l'Éducation seront abolies, les hausses de rémunération des médecins seront étalées sur plusieurs années, le programme de remboursement de la procréation assistée sera revu.

  • Stimulation du développement économique

    Le développement économique sera stimulé par une série de mesures: relance du Plan Nord et de l'industrie forestière, appui aux PME manufacturières (réduction de 8 à 4 pour cent du taux d'imposition), mise en place de la Stratégie maritime, investissement dans les infrastructures (90,3 milliards $ d'ici 10 ans). La croissance économique devrait se fixer à 1,8 pour cent en 2014 et 2 pour cent en 2015.

  • Baisse de plusieurs mesures fiscales destinées aux entreprises

    Révision à la baisse de plusieurs mesures fiscales, dont la réduction de 20 pour cent des crédits d'impôts, destinées aux entreprises.

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    La croissance des dépenses des ministères est plafonnée à 1,8 pour cent en 2014-2015 et à une moyenne de 2,1 pour cent de 2015 à 2019. Québec prévient les syndicats du secteur public que les prochaines négociations salariales devront tenir compte de ces paramètres.

  • Les dépenses de l'État atteindront 74,2 milliards $

    Au total, les dépenses de l'État en 2014-2015 atteindront 74,2 milliards $.

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    Québec applique un gel global des effectifs de la fonction publique et parapublique pour les deux prochaines années.



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