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Pression systolique: moins n'est pas nécessairement mieux, dit une étude

18/06/2014 12:56 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Réduire la pression systolique d'un patient hypertensif au plus bas niveau possible ne le protégera pas nécessairement davantage contre d'éventuels problèmes cardiovasculaires, démontre une nouvelle étude.

Des chercheurs de l'université américaine Wake Forest affirment qu'une réduction de la pression systolique (le chiffre du haut) sous la barre des 120 ne semble conférer aucun bénéfice supplémentaire au patient.

L'auteur principal de l'étude, le docteur Carlos Rodriguez, rappelle que les médecins cherchent habituellement à abaisser la pression systloique au plus bas niveau possible. Cela ne conférerait toutefois aucune protection additionnelle face à des problèmes comme les infarctus du myocarde ou les accidents vasculaires cérébraux.

Les chercheurs ont déterminé, à l'étude de 4480 sujets, qu'il suffit d'abaisser la pression systolique des hypertensifs sous la barre des 140, puisque le fait de glisser sous les 120 ne réduit pas davantage les risques de problèmes cardiovasculaires.

Chez les patients hypertensifs, une pression systolique qui se situe entre 120 et 139 réduit grandement les risques d'accident vasculaire cérébral ou de crise cardiaque, a dit le docteur Rodriguez, avant d'ajouter qu'il ne semble pas nécessaire de chercher à descendre encore plus bas pour obtenir ces bienfaits.

L'étude a été publiée en ligne par le journal médical JAMA Internal Medicine.

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