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Mondial-2014 - Espagne: après le naufrage, la nouvelle vague ?

18/06/2014 05:59 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

Après six années passées le vent en poupe, la génération dorée espagnole a finalement sombré mercredi avec une élimination précoce au Mondial-2014, ce qui va peut-être pousser la "Roja" à faire table rase pour qu'émergent des jeunes comme Thiago Alcantara, Koke ou Isco.

L'Espagne doit désormais changer de cap: les triomphes à l'Euro-2008, au Mondial-2010 et à l'Euro-2012 ont sans doute retardé le rajeunissement d'une équipe dont plusieurs cadres sont apparus hors du coup au Brésil, comme Xavi (34 ans), Xabi Alonso (32 ans) et le gardien et capitaine Iker Casillas (33 ans).

Mais malgré l'énorme ras-de-marée de son élimination au premier tour de la Coupe du monde, l'avenir n'est pas si sombre pour la "Seleccion", qui dispose d'un vivier de jeunes talents assez incomparable pour préparer l'Euro-2016 en France.

"Nous avons une relève. Notre sélection des moins de 21 ans est fabuleuse. Je n'ai pas peur de l'avenir", soulignait Del Bosque la semaine dernière, juste avant l'entrée en lice de l'Espagne.

De fait, cette nouvelle génération frappe à la porte depuis l'été dernier et sa victoire en finale de l'Euro des moins de 21 ans face à l'Italie (4-2), qui a laissé entrevoir de belles promesses.

Dans la lignée de son aînée avec un milieu de terrain très technique composé de Thiago Alcantara (Bayern Munich), Koke (Atletico Madrid), Isco ou Asier Illarramendi (Real Madrid), cette "Rojita" disposait de joueurs brillants et évoluant déjà au plus haut niveau européen.

Certains d'eux comptent déjà plusieurs sélections avec les A, comme Thiago ou Koke, présentés comme les héritiers de Xavi. Mais soit à cause d'une blessure (Thiago, Jesé), soit par choix du sélectionneur (Isco, Alberto Moreno...), Koke et le gardien David de Gea sont les seuls à avoir intégré le groupe des 23 pour le Mondial.

- Del Bosque: "Faire les choses avec calme" -

C'est qu'on ne déboulonne pas si facilement un groupe de joueurs aussi emblématiques: sur les 23 noms choisis par Del Bosque, 16 étaient déjà présents lors du sacre mondial de 2010.

Comme après le Mondial-2006, lorsque le sélectionneur Luis Aragones avait évacué la génération Raul pour permettre à celle de Xavi, Andres Iniesta et consorts de grandir, l'Espagne est à la croisée des chemins.

"La fin d'une génération unique", titrait mercredi soir le site internet du quotidien madrilène Marca.

En fonction de ce que décideront les plus âgés quant à leur avenir international, il va falloir rebâtir. Avec le même sélectionneur ? Del Bosque a assuré cette semaine qu'il ne comptait pas "s'accrocher" à la fonction, mais il possède un contrat jusqu'en 2016 et une expérience sans égale dans le football mondial.

"Il faut faire les choses avec calme. Nous aurons le temps de décider des choses les plus adaptées pour le football espagnol et cela vaut aussi pour mon cas personnel", a réagi mercredi l'intéressé après la défaite face au Chili (2-0).

Quelle que soit l'identité du sélectionneur en septembre au début des qualifications pour l'Euro-2016, il pourra s'appuyer sur une base de joueurs très expérimentés et pourtant encore jeunes: Cesc Fabregas (27 ans), Sergio Busquets (25 ans), Sergio Ramos (28 ans), Gerard Piqué (27 ans), Jordi Alba (25 ans) ou Javi Martinez (25 ans).

Andres Iniesta (30 ans) est pour sa part dans un entre-deux mais sa finesse technique et son expérience en font un incontournable trait d'union pour l'avenir.

Enfin, on pourrait voir débarquer sous peu en sélection les milieux de l'Athletic Bilbao Ander Iturraspe et Ander Herrera, les attaquants d'Everton Gerard Deulofeu et de Barcelone Cristian Tello ou les jeunes pousses du Real Madrid Jesé, Alvaro Morata et Dani Carvajal, qui ont remporté la Ligue des champions cette saison.

De quoi disposer d'une équipe largement compétitive pour repartir à l'abordage.

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