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L'ex-Premier ministre Zeidan de retour en Libye, dit appuyer le général Haftar

18/06/2014 02:36 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

L'ancien Premier ministre libyen Ali Zeidan est arrivé mercredi à Al-Baida, dans l'est libyen, où il a affirmé son soutien à l'offensive du général dissident Khalifa Haftar contre les groupes armés radicaux, selon des images de la télévision.

M. Zeidan retourne pour la première fois en Libye depuis son limogeage le 11 mars, au terme d'un long bras de fer avec les blocs islamistes au Congrès général national (CGN, Parlement).

Il avait quitté le pays malgré une interdiction de voyage émise par le procureur général pour implication présumée dans une affaire de détournement de fonds publics.

Lors d'une rencontre avec la société civile à Al-Baida retransmise par la chaîne Libya al-Ahrar, M. Zeidan a indiqué que la décision du procureur général avait des motivations politiques.

"Je suis prêt à rencontrer le procureur général s'il me le demande", a-t-il dit, sans préciser s'il comptait rester en Libye ou s'il était seulement de passage.

M. Zeidan a affirmé par ailleurs son soutien à l'opération "Dignité" lancée en mai par le général dissident Khalifa Haftar.

"L'opération de la Dignité doit être soutenue par le peuple libyen (...) Elle vise à éradiquer le terrorisme et la violence et à construire une armée", a-t-il dit.

M. Zeidan a rappelé par ailleurs qu'il attendait toujours une décision de justice sur son limogeage qu'il estime "illégal".

En effet, l'ex-chef de gouvernement ainsi que d'autres députés libéraux avaient dénoncé des "irrégularités" dans le vote de confiance au Congrès.

M. Zeidan, un indépendant appuyé par les libéraux, accusait régulièrement les islamistes de vouloir l'éjecter pour prendre le pouvoir en Libye.

L'ex-Premier ministre avait été remplacé par son ministre de la Défense, Abdallah al-Theni, qui assure actuellement l'intérim, après l'invalidation par la justice de la nomination d'un nouveau Premier ministre, Ahmed Miitig.

En parallèle, M. Haftar conduit depuis un mois une opération contre les "groupes terroristes", qui font la loi à Benghazi (est), depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Il a été appuyé par plusieurs politiciens et unités de l'armée et de police, dont les forces aériennes qui ont mené plusieurs raids sur des positions présumées de groupes islamistes.

Des affrontements opposent régulièrement les deux camps depuis le lancement de l'opération du général Haftar, le 16 mai, faisant plus d'une centaine de morts.

ila/feb

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