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Le Congrès a beaucoup de questions pour GM sur les rappels de véhicules

18/06/2014 11:58 EDT | Actualisé 18/08/2014 05:12 EDT

WASHINGTON - Les membres de la Chambre des représentants des États-Unis disent avoir encore beaucoup de questions à poser à General Motors (GM) entourant le rappel de véhicules qui a tardé à se mettre en branle ainsi que sur la culture qui règne au sein du géant de l'automobile.

Un sous-comité a entendu mercredi la présidente et chef de la direction de GM, Mary Barra, et l'avocat Anton Valukas, qui a récemment complété une enquête interne concernant le rappel de 2,6 millions de Chevrolet Cobalt et autres véhicules.

Le Congrès américain veut notamment savoir pourquoi GM a attendu plus d'une décennie avant de rappeler ces voitures concernées par des commutateurs d'allumage défectueux. GM est blâmée pour 13 décès dans ce dossier.

Il s'agissait du deuxième passage de Mme Barra devant ce sous-comité. Au mois d'avril, cette dernière avait évité plusieurs questions en affirmant qu'elle attendait les conclusions du rapport de 315 pages de M. Valukas, remis plus tôt ce mois-ci.

Le document conclut qu'un ingénieur, Ray DeGiorgio, a approuvé l'utilisation de commutateurs qui ne répondaient pas aux critères de l'entreprise avant d'ordonner le remplacement de ces pièces plusieurs années plus tard sans que personne chez GM ne soit mis au courant.

Les législateurs américains disent cependant qu'ils veulent en savoir davantage.

«Ce rapport ne répond pas à toutes les questions, a affirmé la démocrate Diana DeGette. Il n'explique pas complètement pourquoi des commutateurs qui ne répondaient pas aux exigences ont été utilisés. Encore plus troublant, ce rapport n'explique pas comment cette culture dysfonctionnelle a persisté au sein de l'entreprise.»

Mme DeGette affirme que les hauts dirigeants de GM, dont Mme Barra, auraient dû agir plus tôt pour changer la culture de la société établie à Detroit.

De son côté, le républicain Fred Upton a rappelé que le rappel de 3,4 millions de véhicules supplémentaires effectué cette semaine démontre que ce problème n'a toujours pas encore été réglé.

Mme Barra a assuré les législateurs qu'elle était profondément troublée par les conclusions du rapport et qu'elle avait mis en place des mesures immédiates pour changer la situation.

«Toute personne associée à GM ne doit pas oublier ce qui s'est passé, a dit la pdg de l'entreprise. Ce n'est pas un défi. C'est un problème tragique qui n'aurait dû jamais arriver et qui ne doit jamais se reproduire.»

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