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Kenya: pas de femmes enlevées lors des derniers attentats (officiel)

18/06/2014 04:57 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

Les autorités kényanes ont démenti mercredi que des femmes aient été kidnappées lors des derniers attentats qui ont frappé des localités proches de la côte touristique du pays, comme certains médias l'ont affirmé.

Citant des villageois habitant la zone, des médias ont affirmé depuis mardi que les assaillants, qui ont tué une soixantaine de Kényans lors d'attaques nocturnes dimanche et lundi près de l'archipel touristique de Lamu (est), avaient aussi enlevé 12 femmes à l'occasion de ces raids.

"Il n'y a pas eu d'attaques ciblant des femmes, et par conséquent il s'agit de fausses informations", a déclaré à l'AFP le chef de la police kényane, David Kimaiyo, actuellement dans la région.

"Il n'y pas eu de femmes enlevées", a confirmé Benson Maisori, commissaire adjoint du comté de Lamu, ajoutant que les enquêtes avaient jusqu'à présent montré que les assaillants "semblaient viser uniquement les hommes".

Il a ajouté que les assaillants ont enlevé dans un village huit hommes, qui ont plus tard été retrouvés morts.

Par ailleurs, le corps d'une femme a été retrouvé mais "nous ne savons pas dans quelles circonstances elle a été abattue", a-t-il précisé.

La Croix-Rouge kényane, qui collecte des informations sur les disparus, a également indiqué n'avoir "aucune preuve" sur des enlèvements de femmes.

La Croix-Rouge comptabilise actuellement neuf personnes toujours considérées comme disparues, contre un total de 52 mardi, a expliqué son secrétaire général Abbas Gullet. De nombreux habitants de la zone avaient fui dans la brousse après les attaques.

Une cinquantaine d'hommes lourdement armés ont tué au moins 49 personnes dans un raid nocturne dimanche soir sur la localité de Mpeketoni, ciblant - selon des témoins - exclusivement des hommes de confessions chrétienne. Lors d'une autre attaque la nuit suivante dans un village voisin, quinze personnes ont été tuées.

Les islamistes somaliens shebab, que l'armée kényane combat dans leur pays, ont revendiqué ces opérations sanglantes, mais le président Uhuru Kenyatta a nié mardi leur implication, accusant "des réseaux politiques locaux" liés à des "gangs criminels".

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