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FrancoFolies: Leçons d'amour avec Alex Nevsky (PHOTOS)

18/06/2014 12:19 EDT | Actualisé 18/06/2014 12:19 EDT
Philippe-Olivier Contant/Agence QMI

Quatre ans après son premier passage aux FrancoFolies de Montréal, Alex Nevsky s’y est payé mardi soir sa première tête d’affiche, au Club Soda.

L’auteur-compositeur-interprète ne pouvait faire autrement après le succès critique et populaire de son deuxième album, Himalaya mon amour, sorti à la fin de l’été 2013, et une nomination cette année au prix Félix-Leclerc de la chanson.

Ses talents musicaux étaient déjà confirmés, mais ce mardi, Alex Nevsky s'est démultiplié. En pleine possession de ses moyens, il s’est improvisé humoriste, animateur de foule et même pédagogue, avec ses drôles de leçons.

Le spectacle a démarré avec la chanson titre de son nouvel album, Himalaya mon amour, dont les quelques premières notes ont suffi à susciter de chauds applaudissements. Vivre pauvre a suivi sans pause, Nevsky passant de la guitare au clavier.

Puis ont débuté les longues mais divertissantes présentations de chansons. Alex Nevsky a facilement amusé son public et contrebalançait habilement l'émotivité des premières chansons du spectacle.

À travers quelques plaisanteries, il a dédié à ceux qui sont en peine d’amour une Je te quitterais acoustique et dépouillée, avant de slammer une calme Tristessa.

Les mélodies accrocheuses d’Alex Nevsky ont vite enveloppé la foule, qui s’est volontiers laissé transporter dans ses hauts et ses bas. Participatif, le public entonnait ici des hymnes qui se chantent tout naturellement en chœur et contemplait là des moments musicaux plus en douceur, comme avec La bête lumineuse et Tuer le désir.

Nous faisant passer des rires aux émotions à fleur de peau en quelques secondes, Alex a su garder son public captivé, attendant à chaque chanson que la dernière note meure avant de se lancer dans les acclamations.

Le chanteur a invité la foule, qu’il voulait enlacée avant d’entreprendre Si tu restes, à se donner de l’amour. «Est-ce qu'il y en a qui ont envie de se toucher?», a demandé Alex Nevsky. «Les FrancoFolies, ça le dit, c'est la fête du toucher», a-t-il ajouté à la blague.

Plus tard on a aussi eu droit à un «cours de slow». À deux, à quatre ou à six, en amoureux, entre amis ou entre inconnus, peu importait, mais Alex ne jouerait une note de Shalalala que lorsque tout le monde se prêterait au jeu.

À quelques moments dans le spectacle, des bribes de reprises se sont fait entendre, dont Le pic-bois de Beau Dommage et La Manic de Georges Dor. Le chanteur a également offert – en version complète cette fois – Help Myself, de Gaëtan Roussel, chanson qui lui sied à merveille.

Puis il a fait languir le public, présentant tout en circonvolutions ses invitées, les soeurs Boulay, venues partager la scène pour la percussive Fais battre mon tambour et la paisible Loin.

L’émotion a été quelque peu mise de côté en fin de parcours, où le rock s’est fait maître dans une finale festive. Alex a même organisé une «bataille» entre son guitariste et son bassiste, qui ont dû rivaliser de talent pour gagner la faveur du public pendant que le chanteur se la jouait animateur de soirée de lutte.

Faisant mine d’entamer I Think of You de Grégory Charles, Alex Nevsky s’est finalement attaqué à On leur a fait croire, chanson qui a clos le spectacle laissé une salle en extase à la sortie de scène du chanteur.

Le rappel s’est ouvert sur une nouvelle chanson, Fanny, autre ritournelle accrocheuse qui a instantanément récolté l'assentiment du public.

Les coloriés a terminé en beauté la soirée sous les cris de la foule, qui l’a chantée à tue-tête du début à la fin.

Excellent Éléphant en première partie

C'était également la fête avec les Français d'Éléphant, dont la pop électrique s'est avérée plus qu'efficace en première partie d'Alex Nevsky. Faisant la part belle aux percussions, qui empruntent des rythmes tantôt manouches, tantôt africains, la musique d'Éléphant a fait mouche et a surpris le public.

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