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FrancoFolies 2014: Zaz au max

18/06/2014 07:25 EDT | Actualisé 18/06/2014 07:25 EDT
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Zaz est devenue contagieuse depuis ce tube incroyablement populaire dans lequel elle boude la suite au Ritz, le manoir à Neuchâtel, le service en limousine et le parfum Chanel. L’eau a coulé sous les ponts depuis la sortie de la chanson Je veux, qui l’a propulsée au rang de véritable vedette de la pop française. Après quelques passages dans la métropole québécoise au fil des ans, la trentenaire y revenait une autre fois aux Francos, cette fois-ci pour chanter les morceaux de son opus Recto verso, sorti l’an dernier.

Isabelle Geffroy a vendu presque un demi-million d’exemplaires de son album homonyme paru en 2010. Depuis, sa vie a été chamboulée, pour le meilleur et pour le pire. Elle est devenue une star quasi instantanée. Cela dit, la jeune femme n’a rien volé.

Son travail, qui à l’origine se nourrissait en partie du rejet de la culture clichée, de la création de façade, s’est transformé en une sorte de déferlante qui a entraîné au passage des centaines de milliers d’admirateurs, qui se retrouvent dans cette musique «authentique», ces paroles inspirées de la modernité, de la rue, de la joie de vivre, du quotidien.

Avec ce second album, Zaz connaît la plus importante tournée de sa jeune carrière. Elle a donné une tonne de spectacles partout dans le monde : Chili, Uruguay, Argentine, Canada, États-Unis, Serbie, Pologne, Allemagne, République tchèque, Turquie, Japon… Ça roule, comme on dit. Et ça ne semble pas prêt de s’arrêter puisque la tournée internationale continue. Après un court séjour de trois jours à Montréal, elle retournera directement en Europe.

Elle aime d’ailleurs bien raconter son affection pour le Québec. Pendant sa visite dans la Belle Province, elle en profitera pour tourner des images qui seront utilisées pour un DVD de sa tournée.

Un Métropolis qui déborde d’affection

Pour les spectateurs du Métropolis - plein comme il est plutôt rare de le voir ainsi aux Francos - Zaz avait réarrangé les pièces de son premier disque, question de rafraîchir un peu la proposition.

Vitaminée, énergique et très généreuse cette Zaz, c’est le moins que l’on puisse dire.

Elle est arrivée sur scène vers 22h pour partager sa musique joyeusement jazzy aux couleurs cabaret, swing, polka, manouche, rock, soul ou encore tsigane. Rien n’a vraiment changé dans cette voix qui monte et qui descend. Dans ce timbre écorché particulier. Dans ce chant qui sautille ou «zigzazze»… Dans ce trémolo qui vibre quand Zaz lance les mots de ses chansons.

Rien à dire, sa présence scénique est belle, magnifiée par un léger débordement d’enthousiasme qu’on n’oserait lui reprocher, bien au contraire. Elle rayonne autant qu’elle capte l’attention du public et c’est tant mieux. Vraiment, il est étonnant de voir à quel point sa base d’admirateurs est solide au Québec.

Les Montréalais adorent son travail et ils ont manifesté cet attachement d’une convaincante manière, mardi soir. Ils ont chanté, dansé et embrassé les chansons de Zaz qui, à 34 ans, ne donne pas dans la demi-mesure…Elle se donne au max.

Entourée de huit musiciens, Zaz a jasé pas mal, que ce soit pour partager des anecdotes ou encore afin d’expliquer la signification d’une chanson. Naturelle, enjouée, souriante, elle a souvent ce petit truc chaleureux tout simple, mais indispensable pour gagner la confiance et l’attachement. Si on ajoute à cela de nombreuses pièces accrocheuses, la recette a de quoi plaire dans bien des pays. En tout cas, ici, c’est un pari plus que réussi.

Avec une vingtaine de chansons (cinq morceaux du premier disque, dont la bombe Je veux interprétée à deux reprises, la seconde fois en version jazz up tempo) puisées surtout dans l’album Recto verso (On ira, Laissez-moi, Comme si, comme ça, La lune, Si je perds, Déterre…) Zaz a comblé son public qui ne voulait tout simplement pas quitter le Métropolis.

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