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Pour une régulation naturelle de l'eau du lac Ontario et du Saint-Laurent (commission)

17/06/2014 05:15 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

La régulation naturelle du niveau des eaux du lac Ontario, le plus petit des cinq Grands lacs nord-américains, et du fleuve Saint-Laurent, devrait être privilégiée pour restaurer l'écosystème, a recommandé mardi une commission bilatérale américano-canadienne.

"L'actuel plan de régulation", qui date du début des années 1950, a modifié l'écosystème régional avec une "dégradation importante de 26.000 hectares de milieux humides", constate la Commission mixte internationale (CMI) dans son "plan 2014".

Les gouvernements du Canada et des Etats-Unis doivent accepter de favoriser des fluctuations plus naturelles du niveau d'eau du réseau hydrographique de la région pour restaurer des milieux humides riverains.

Le lac Ontario est la dernière porte de déversement des eaux vers le Saint-Laurent jusqu'à l'océan Atlantique, après successivement le lac Supérieur, le plus vaste, le lac Huron et le lac Erié. Tous ces lacs sont à cheval sur la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, seul le lac Michigan, le troisième en importance, est en totalité aux Etats-Unis.

La régulation naturelle des eaux serait en fait, selon la CMI, "le meilleur compromis possible entre des utilisations et des intérêts multiples, et parfois opposés".

Cette recommandation s'inscrit dans le contexte des risques induits par le réchauffement climatique et permettrait d'éviter les conflits entre les deux grands pays sur l'utilisation de l'eau.

L'actuel plan de régulation avait été adopté lors de la construction au début des années 1950 d'un barrage hydro-électrique sur le Saint-Laurent, dans le but de restreindre l'amplitude naturelle du niveau des eaux, de faciliter la navigation ou de réguler l'alimentation des autres centrales.

En revanche, ce plan ne tient aucunement compte des répercussions sur l'environnement, principalement les zones marécageuses, avec leur rôle de filtre des polluants. Ces milieux humides offrent "un habitat essentiel à de nombreuses espèces d'amphibiens, d'oiseaux, de mammifères et de poissons", note la commission.

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