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La Russie soutire un nul de 1-1 à la Corée du Sud à la Coupe du monde de soccer

17/06/2014 08:05 EDT | Actualisé 17/08/2014 05:12 EDT

CUIABA, Brésil - Alexander Kerzhakov a marqué sur l'une de ses premières actions après avoir fait son entrée dans le match à titre de substitut et la Russie a soutiré un nul de 1-1 à la Corée du Sud, mardi, dans un match dont les gens se souviendront surtout à cause de la première bourde majeur d'un gardien de but dans cette Coupe du monde de soccer.

Le gardien russe Igor Akinfeev a échappé le tir anodin de Lee Keun-ho dans son propre filet à la 68e minute, procurant du même coup l'avance à la Corée du Sud dans ce match du groupe H disputé à l'Arena Pantanal de Cuiaba.

Kerzhakov a cependant racheté l'erreur de son coéquipier en décochant un tir à bout portant à la 74e — trois minutes après avoir quitté le banc des joueurs pour s'amener dans la mêlée —, permettant à la Russie d'engranger un point de classement crucial.

Akinfeev est demeuré au sol dans son filet, la tête entre ses mains, après avoir commis sa bourde. Il semblait de toute évidence embarrassé d'avoir échappé un tir de routine d'une distance d'environ 27 m. Il a été consolé par quelques coéquipiers, qui lui ont donné une tape dans le dos, avant de pouvoir prendre part aux célébrations à la suite du but de Kerzhakov.

«C'est un grand gardien, a dit l'entraîneur de l'équipe russe Fabio Capello à propos d'Akinfeev. Des erreurs se produisent, bien sûr — certains peuvent rater un penalty... et c'est normal qu'un gardien puisse lui aussi commettre une erreur.

«Nous avons pu l'effacer, et nous pouvons composer avec l'erreur d'un grand gardien comme Akinfeev.»

Cette séquence de six minutes entre les deux buts fut mouvementée, contrairement au reste du match qui a été marqué par des échanges très lents, des passes imprécises et un manque de finition flagrant autour du filet adverse.

Ce point laisse les deux équipes derrière la Belgique, qui a défait l'Algérie 2-1 plus tôt mardi. Le groupe semble néanmoins ouvert, du moins si on se fie aux deux premiers duels.

«Dans un tournoi comme celui-ci, le premier match est le plus difficile, a souligné l'entraîneur Hong Myung-bo, qui était le capitaine de la formation sud-coréenne qui a accédé aux demi-finales de la Coupe du monde en 2002. Il y avait beaucoup de pression, et j'estime que mes joueurs ont bien répondu.»

Les Sud-Coréens, qui avaient perdu quatre de leurs cinq derniers matchs avant de se rendre au Brésil, ont entamé leur huitième Coupe du monde consécutive en sachant qu'ils avaient des lacunes en défensive ainsi qu'en attaque. Celles-ci se sont manifestées dans la défaite de 4-0 encaissée contre le Ghana dans un match préparatoire la semaine dernière à Miami.

Défensivement, ils n'ont pas été si mauvais contre la Russie. Mais leur attaque a manqué de mordant, le vétéran Park Chu-young s'avérant être le seul attaquant dans le schéma de jeu sud-coréen. Il a apporté de l'eau au moulin de ses détracteurs, qui l'accusent de ne plus être l'ombre de lui-même depuis son séjour avec Arsenal en Premier League anglaise. Il a d'ailleurs été remplacé dès la 56e minute.

La Russie, menée par Capello, a elle aussi manqué de lustre en attaque — du moins jusqu'à ce que Kerzhakov et Alan Dzagoev ne quittent le banc de l'équipe.

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