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Ouverture des Francos 2014 : Louis-Jean, Jimmy, Klô et Bertrand (PHOTOS/VIDÉO)

12/06/2014 11:58 EDT | Actualisé 14/06/2014 09:45 EDT

C’est le Français Bertrand Belin qui a joué les premières notes entendues aux 26e FrancoFolies 2014, vers 18h, jeudi. Sont ensuite apparus dans l’ordre Klô Pelgag, Jimmy Hunt et Louis-Jean Cormier, tête d’affiche de ce concert extérieur qui marquait l’ouverture de ce grand événement francophone à Montréal.

Bertrand Belin a une belle gueule et il a de la classe. Mais l’auteur-compositeur de 43 ans a aussi bien du talent. Pas surprenant qu’il ait réussi à se tailler (sans tapage médiatique) une belle notoriété au fil des albums (Sans Titre, 2005, La perdue, 2007, et Parcs, paru en 2013).

Entouré de quatre musiciens (guitare, clavier, batterie, basse), il a proposé une dizaine de pièces puisée en majorité dans son dernier disque. Mentionnons Hypernuit, Pour un oui pour un non (avec sa finale dynamique), Requin, Peggy, ou encore Ruine, sur laquelle il chante la beauté du vestige qui se savoure « sous une pluie fine, fine ».

Joli univers rock’n’roll poétique.

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Francofolies 2014 - 12 juin 2014

Klô Pelgag

Plusieurs ont découvert la jeune Québécoise Klô Pelgag l’an dernier grâce à son original et étonnant album L’Alchimie des monstres. Une proposition imaginative remplie de métaphores, d'images farfelues et de figures ludiques. Son show est dans la même veine, y compris les costumes flyés pour elle et ses acolytes musiciens (piano, violoncelle, violons, contrebasse, batterie).

Chant bien maitrisé, qui frise par endroit. Douce folie pop. Arrangements singuliers et mélodies soignées (comme sur Le tunnel). Le tout est très inventif. On aime aussi son aisance à plonger dans les emprunts à la musique classique.

Cela dit, elle aurait peut-être dû se contenter de visiter l’absurde dans ses chansons, ses interventions parlées étant plus ou moins maîtrisées...

Les festivaliers ont pu entendre Les maladies du cœur, Les corbeaux, Le silence épouvantail, Comme des rames (quel ver d’oreille!) ou encore La fièvre des fleurs.

Sourire, inquiétude et mélancolie.

Jimmy Hunt

Jimmy Hunt a produit l’un des meilleurs albums québécois (Maladie d’amour) l’année dernière. Son flirt avec l’amour y perdure, à notre grand bonheur. Pour le chanteur montréalais, ce sont encore les histoires de seins, de conquêtes sensuelles et de douceurs charnelles. Denise, Marie ou Marie-Marthe, ces femmes qu’il aime à visiter dans ses chansons, étaient d’ailleurs racontées sur la scène Ford.

Le chanteur de pop-folk-rock séduisante à la griffe singulière a proposé des arrangements (signés Christophe Lamarche-Ledoux), qui étaient vraiment bien foutus. Avec sa longue crinière qui cachait une partie de son visage, Hunt avait la forme. Il a semblé plaire aux spectateurs qui grandissaient en nombre sur cette place lovée entre la Place des Arts, le Musée d’Art contemporain et le Complexe Desjardins.

Dans une formule de concert plus musclée qu’au cours des années antérieures, Jimmy Hunt semblait tout à fait à son aise sur les planches.

Nous devons souligner le superbe travail sur scène du guitariste et réalisateur (de l’album) Emmanuel Ethier.

Les autres musiciens (le batteur José Major, le claviériste François Lafontaine et le bassiste Maxime Castellon) ont également été excellents.

Quelques morceaux au menu : la prenante Antilope, L’entraînante Marie les bleus, Denise, la géniale et rétro Nos corps, Rêver souvent, la nostalgique Marie-Marthe, Ça va de soi (de l’album Jimmy Hunt), la très connue Marianne ainsi que la douce et psychédélique Au-dessus du monde.

Du très bon travail.

Louis-Jean Cormier

Louis-Jean Cormier est partout depuis quelque temps. Il avait l’honneur d’ouvrir les 15e festivités de Montréal en lumière lors d’un concert extérieur à la place des Festivals, en février, et il sera aussi du spectacle de clôture avec la Symphonie rapaillée. Bref, l’ex-Karkwa est devenu l’un des chanteurs les plus populaires du Québec et il n’a plus besoin de présentation.

Dans une version presque pareille à celle offerte à l’hiver d’ailleurs, Cormier a proposé son spectacle Le Treizième étage(l’album est sorti en septembre 2012) durant 90 minutes.

Dès les premiers mots tenus par le trentenaire, les jeunes femmes entassées devant la scène criaient leur amour pour l’artiste.

Au centre-ville, la pluie avait cessé depuis le début de la performance de Jimmy Hunt. Les parapluies étaient donc fermés sous le bras ou rangés dans le sac.

Louis-Jean Cormier et sa bande ont commencé la prestation avec l’énergique Bull’s Eye, un morceau de son dernier disque. Il a enchaîné avec Transistors et J’haïs les happy ends, avec ses riffs planants de guitare.

Le chanteur-guitariste a par la suite offert des interprétations de textes de Félix Leclerc, Complot d’enfants, et du poète Gaston Miron, Au long de tes hanches.

Le chanteur a poursuivi avec la planante L’épaule froide, une belle pièce de son ancienne (du moins en long hiatus) formation Karkwa.

L’incontournable La cassette est ensuite venue remettre une généreuse dose de rock dans la soirée. La bande s’est même permis un sympathique délire de guitares. Après, le morceau fédérateur Tout le monde en même temps a monté encore un peu plus le son.

Comme nous l’avions dit à l’hiver, Cormier à tout pour lui : beau, authentique, talentueux, inspiré, le chanteur a fait exactement ce qu’il devait faire pour plaire aux festivaliers.

Parfois du bon rock mélodique, tantôt une jolie ballade lyrique.

Pour le reste, des arrangements soignés, de belles harmonies vocales et une présence scénique irréprochable.

Louis-Jean Cormier était accompagné de Simon Pedneault à la guitare, Guillaume Chartrain à la basse, Marc-André Larocque à la batterie, d’Adèle Trottier-Rivard et d’un nouveau venu dans le spectacle, le talentueux claviériste Alex McMahon.

Il faut noter que les trois artistes qui se produisaient sur scène étaient des coups de cœur de Louis-Jean Cormier, considéré comme un invité spécial du festival des FrancoFolies 2014.

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